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08.12.2019 à 23 H 47 • Mis à jour le 08.12.2019 à 23 H 55
Par
Commission

CSMD: Chakib Benmoussa expose sa méthode

L’ambassadeur du royaume à Paris, nommé parallèlement en novembre dernier à la tête de la Commission spéciale pour le nouveau modèle de développement (CSMD), a décliné, dimanche 8 décembre, depuis son domicile de Rabat, le périmètre et les contours de sa mission. La « task force » qu’il préside et dont les membres seront connus dans les prochains jours, devra rendre sa copie au roi en juin 2020

Chakib Benmoussa, nommé le 19 novembre par le roi Mohammed VI à la tête de la Commission spéciale pour le nouveau modèle de développement (CSMD) annoncée par le roi lors de son discours du Trône en juillet, a tracé, dimanche 8 décembre, les contours de son action à un groupe de journalistes conviés à son domicile de Rabat.


Ambassadeur du royaume en France depuis 2012, Chakib Benmoussa, diplômé du MIT et de l’École polytechnique, ancien de l’ONA et ex-ministre de l’Intérieur passé par la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE), demeurera en poste à Paris tout en assurant au Maroc sa nouvelle et délicate mission. Il aura à gérer dans ce sens des échéances importantes dans les relations bilatérales avec l’Hexagone, dont la réunion de haut niveau France-Maroc qui aura lieu dans la capitale française courant 2020.


La CSMD, organisée davantage comme une task force éphémère, sera composée d’un nombre réduit d’experts (résidents au Maroc et à l’étranger) dont l’identité sera annoncée par le cabinet royal très prochainement. Une équipe multidisciplinaire « ramassée et raisonnable », dont les membres choisis « pour leur sens de l’engagement, leur expertise avérée et leur parcours remarquable » et agissant « à titre bénévole », devront rendre leur copie dans un délai de six à sept mois, soit à fin juin 2020, date à laquelle elle sera à priori dissoute, sauf nouveau mandat royal.


Concrètement, l’instance qui prendra ses quartiers dans les locaux du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (celle-ci abritera un secrétariat permanent chargé entre autres de la communication et de la coordination), n’a pas pour objet ni de se substituer à l’exécutif (elle ne donnera donc pas de « garanties » sur la marche à suivre de l’action gouvernementale), ni au rôle dévolu aux partis politiques.


Son objectif est de concevoir « avec un sens de créativité (…) un nouveau contrat social consensuel » et proposera dans ce sens une série « de programmes et d’initiatives innovants » élaborés sur la base d’une « méthodologie, d’un processus de mise ne place et d’études de faisabilité ».

 

A la différence d’une instance consultative de type CESE, le rapport de la CSMD au « contenu indicatif et non impératif » ne portera pas sur l’élaboration d’un « avis d’experts », il prendra cependant en compte la somme des réflexions déjà produites pour forger « une vision commune, partagée » dont la perspective décennale intègrera des transformations structurelles abordant, outre « les orientations des derniers discours royaux » notamment en faveur du « social, et de l’humain » (éducation, santé, transport, mécanismes de redistribution des richesses, croissance économique), les grandes questions de l’heure débattues tout aussi à l’international : les évolutions démographiques et sociétales, les sujets ayant trait à la jeunesse, l’impact de la révolution digitale, le changement climatique ou encore la montée du protectionnisme dans le monde… 


L’idée, selon Benmoussa, est de bâtir « avec humilité » à partir d’un « diagnostic participatif », un « modèle maroco-marocain » sur la base des « acquis institutionnels », dont la « stabilité politique » et « les fondamentaux » du régime marocain, a-t-il tenu à souligner, rappelant à ce titre que « les termes et l’esprit de la Constitution seront ainsi respectés ».


Le fruit de son travail qui empruntera certes des benchmarks mondiaux, «  mais qui ne seront que des sources d’inspiration », selon Benmoussa, sera marqué par deux échéances majeures : un rapport qui sera remis au souverain à l’été prochain, doublé de propositions de mise en œuvre comprenant des mécanismes institutionnels de suivi. Dans l’intervalle, promet le président du CSMD, l’instance communiquera régulièrement à l’opinion publique sur les avancées de son chantier.