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23.01.2020 à 18 H 48 • Mis à jour le 23.01.2020 à 18 H 50
Par
Culture

Rabat préférée à Marrakech comme capitale africaine de la culture

23.09.19 1ère édition de la Biennale de Rabat ©MOHAMED DRISSI K./ LE DESK
C’est Rabat qui sera finalement désignée comme capitale africaine de la culture, aux dépens de Marrakech, choisie dans un premier temps, et où de nombreux acteurs culturels se préparaient à accueillir l’événement. Les dessous d’un revirement

Alors que tous les projecteurs étaient braqués sur la ville ocre pour être désigné capitale africaine de la culture, Rabat aurait été finalement. Derrière la team de Marrakech, on retrouve des noms comme Younès Ajaraï ou encore Mahi Binebine. Sur son profil Facebook, celui-ci a publiquement fait part de son regret face à la décision de choisir Rabat comme capitale africaine de la culture. « Mon mandat de président d’honneur de cette grande fête se termine donc ce soir », écrit Binebine.



Tandis qu’à Marrakech, l’heure est à la déception et l’incompréhension, à Rabat c’est une toute autre histoire. En coulisses de la désignation, on retrouve, selon nos informations, l’artiste Mehdi Qotbi, par ailleurs patron de la Fondation Nationale des Musées (FNM). Selon nos sources, celui-ci aurait ardemment milité pour la désignation de Rabat comme capitale africaine de culture, tâtant d’ores le terrain avec « sa » Biennale féminine de Rabat.


Mehdi Qotbi, épaulé par le microsome culturel rbati, aurait d’ailleurs mis en avant le plan de développement initié par le souverain, se voulant quinquennal « Rabat ville Lumière, capitale Marocaine de la culture ». Dans une dépêche de l’AFP, un responsable ayant requis l’anonymat a avancé que « les autorités marocaines ont décidé de choisir Rabat en faisant que ses infrastructures étaient plus adaptées ».


D’autres facteurs auraient d’ailleurs motivé la décision soudaine des autorités de changer de cap : la prochaine inauguration du Grand Théâtre de Rabat, critiqué en catimini par les opérateurs en raison de sa folie des grandeurs et qui pourrait rapidement éclipser le Théâtre Mohammed V de Rabat, peinant déjà à boucler sa programmation.


Si la décision a dû surprendre plus d’un, les déclarations depuis quelques semaines de Mehdi Qotbi auraient dû sonner comme un avertissement. Lors d’un point de presse consacré à la présentation du bilan et des perspectives de la FNM, Qotbi n’avait pas hésité à déclarer : « Nous avons réussi à faire de Rabat la capitale artistique de l’Afrique  », avançait-il mi-décembre…