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10.03.2020 à 18 H 34 • Mis à jour le 10.03.2020 à 18 H 34
Par
Economie

Coronavirus, sècheresse: Le Maroc se prépare à sa plus faible croissance depuis 20 ans

Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan. . DAVID RODRIGUES / LE DESK
Alors que le HCP avait précédemment prévu une croissance du PIB de 3,5% cette année, il prévoit désormais de réduire ses prévisions de croissance pour 2020 d'un tiers, à 2,2% ou 2,3%. Les conditions actuelles « suggèrent que nous sommes sur la voie de la plus faible croissance en deux décennies », a prévenu Ahmed Lahlimi lors d’un entretien avec Bloomberg

L’économie marocaine est confrontée à la perspective de son pire taux de croissance depuis deux décennies, alors qu’une sécheresse fait des ravages et que l’épidémie mondiale de coronavirus frappe le secteur vital du tourisme dans le seul pays de la région ayant la notation souveraine « investment grade », rapporte l’agence Bloomberg.


L’avertissement qui vient d’Ahmed Lahlimi, qui dirige le Haut commissariat au Plan (HCP), intervient alors que « le royaume s’efforce de relancer son économie et de stimuler l’emploi pour éviter les troubles qui ont frappé ses voisins algérien et tunisien », note Bloomberg.


« Le ciel n’a pas été très généreux cette année », a déclaré Lahlimi à l’agence, faisant référence aux faibles précipitations. Le HCP prévoit de réduire ses prévisions de croissance pour 2020 d’un tiers, à 2,2 % ou 2,3 %, « alors que nous continuons à évaluer une situation qui évolue rapidement », a-t-il déclaré.



Le HCP avait précédemment prévu une croissance du PIB de 3,5 % cette année, alors que le Fonds monétaire international (FMI), qui a exhorté le Maroc à poursuivre la réforme monétaire, avait estimé à 3,7 %. Les conditions actuelles, cependant, « suggèrent que nous sommes sur la voie de la plus faible croissance en deux décennies », a prévenu. Lahlimi.



L’épidémie de coronavirus, qui a fait des ravages sur les marchés mondiaux, constitue un énorme défi pour le pays qui dépend fortement du tourisme en provenance d’Europe, poursuit Bloomberg. Dans le même temps, une sécheresse a mis à mal les récoltes et a contribué à faire chuter la croissance à son plus bas niveau depuis trois ans, dans un glissement exacerbé par la diminution du soutien des monarchies arabes du Golfe et la faiblesse de la demande sur le marché européen des exportations, précise la même source.



Afin d’en atténuer les effets, les autorités ont annoncé au début de ce mois qu’elles doubleraient la fourchette d’échange des devises –  une mesure qui s’inscrit dans le cadre d’un programme de réforme des taux de change, selon les responsables.


« Cela permettra d’absorber les chocs potentiels », a déclaré Lahlimi à propos de la réforme des taux de change. « Le problème structurel est que nous avons encore besoin d’importer beaucoup, que ce soit pour consommer ou pour produire et réexporter ».


Les perspectives d’une reprise de la demande de biens et de services marocains, en particulier sur le marché clé de l’Union européenne, « s’estompent », selon le patron du HCP.