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21.05.2020 à 23 H 38 • Mis à jour le 22.05.2020 à 05 H 21
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Les détails du Plan de relance économique proposé par la CGEM

Chakib Alj, président de la CGEM et Mehdi Tazi, Vice-président. Création: MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
Soumis jeudi 21 mai au Comité de veille économique (CVE), le « Plan de relance économique » de la CGEM, élaboré sur la base de 508 propositions émanant des 31 fédérations sectorielles composant l’instance patronale a été diffusé aux administrateurs de l’instance patronale. Il se décline en propositions transversales et sectorielles et propose 7 mesures phares pour un « Pacte » avec l’Etat et les partenaires sociaux

Les membres du réuni jeudi en mode visioconférence, se sont penchés sur les principales mesures émanant des plans de relance sectoriels élaborés par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) en étroite concertation avec les fédérations sectorielles.


Ces mesures ont pour objectif de remettre en marche l’appareil productif national sur des bases plus saines, stimuler la demande locale en encourageant l’investissement et le « consommer marocain », et accélérer la normalisation de l’environnement économique et social du Maroc, précise-t-on dans un communiqué du ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration.


Les propositions émanant des opérateurs économiques et des départements ministériels seront approfondies, en perspective de l’élaboration en cours du projet de Loi de finances rectificative, indique la même source, soulignant que le plan de relance assorti à cette Loi de finances rectificative sera global et intégré et devra permettre à la fois d’accompagner le redémarrage progressif de l’activité des différents secteurs de l’économie nationale, en cohérence avec le schéma de déconfinement prévu et de créer les conditions propices pour une relance économique vigoureuse à la sortie de la crise du Covid-19.


La portée stratégique de ce plan de relance devra permettre au Royaume d’opérer un saut qualitatif important dans certains domaines structurants, notamment la santé, l’éducation, l’énergie verte, ou encore le digital, tout en renforçant ses attributs de souveraineté et sa résilience aux chocs exogènes, précise le communiqué, notant que ce plan devrait jeter les bases d’un « pacte pour la relance économique et l’emploi », qui sera l’expression d’une ambition commune et partagée par l’ensemble des parties prenantes (Etat, Entreprises, secteur bancaire et partenaires sociaux… ), déclinée en engagements claires et assumés par tous, est-il avancé.


508 propositions émanant de 31 fédérations

Le document de 125 pages (à télécharger çi-dessous)  élaboré par la CGEM comprend 508 propositions de mesures émanant des remontées des 31 fédérations qui composent l’instance patronale.


Le Plan de relance « intégré, massif, cohérent et équilibré entre l’État, le secteur privé et le citoyen, est l’aboutissement d’un chantier de concertation lancé par la CGEM auprès de l’ensemble de sa Gouvernance –  Membres du Bureau, Fédérations, CGEM Régions, Groupe Parlementaire et Commissions », explique un communiqué de la confédération.


PLAN DE RELANCE ECONOMIQUE DE LA CGEM (21 MAI 2020)


Il relate dans ces premières pages organisées sous forme de présentation synthétique le processus qui a mené à son élaboration. On y retrouve sous forme de frise temporelle les différents jalons des interactions et des décisions prises en accord avec le CVE.


D’emblée, la CGEM se fixe pour objectif de relancer l’appareil productif national, stimuler la demande locale en encourageant l’investissement et « l’offre Maroc », tout en veillant à « la normalisation de l’environnement économique et social » du pays.


Le Plan est bâti autour de trois piliers : Des mesures de contingence, des mesures de financement pour la sauvegarde et la relance de « l’offre taxes » et des mesures de financement pour la sauvegarde et la relance de l’offre.


De cela, six points fondamentaux sont tirés : Gestion de la masse salariale,

Taxes locales et sectorielles, Dettes long terme conditionnées, Reconstitution des fonds propres et la sauvegarde de l’offre, Préférence nationale, Maintien et priorisation des investissements et des achats publics.


7 mesures pour un « Pacte de relance »

Le patronat utilise une terminologie à forte charge symbolique, parlant de « Pacte de relance » en accord avec l’État, les entreprises et les partenaires sociaux. Au-delà du simple redémarrage de l’économie productive, c’est d’un « contrat social » dont il est question qui servira, selon ses concepteurs, de « base » commune du nouveau modèle de développement.


Aussi, la CGEM propose 7 mesures phares pour le plan de relance qui pour chacune d’elle est paramétrable selon le secteur d’activité, son degré d’exposition exprimé aussi en terme de durée à la crise qui est illustrée pour chaque planche élaborée par les différentes fédérations sectorielles, par des diagrammes.


Source: CGEM


Ces mesures se déclinent ainsi : Gestion de la masse salariale, Extension de l’AMO, Politique d’achats publics et orientation d’achat local, Maintien et priorisation des investissements et achats publics, Dettes long terme conditionnées, Mécanismes pour la reconstitution des fonds propres, TVA incitative à la demande et lutte contre l’informel.


De cette synthèse des propositions dont il a été tiré des mesures transversales à tous les secteurs d’activité, il en est sorti une architecture globale du plan.


Source: CGEM


S’agissant de la reprise des activités économiques après l’Aid, (lire les nouvelles mesures de garantie des financements –  document ci-après)  de leur côté les membres du CVE ont rappelé que l’état d’urgence sanitaire ne signifie nullement l’arrêt de l’activité économique et que tous les acteurs économiques doivent veiller au strict respect des mesures barrière et des conditions de sécurité déclinées dans les guides de la CGEM et des fédérations sectorielles.


PROGRAMME DU FINANCEMENT DU MINFRA (21 MAI 2020)



Et d’enrichir que toutes les activités économiques pourraient redémarrer à l’exception de celles explicitement interdites par les autorités administratives. Les départements ministériels chargés des différents secteurs veilleront en coordination avec les fédérations concernées à formaliser les règles à observer par les opérateurs et assurer une large communication à cet effet.