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10.06.2020 à 12 H 26 • Mis à jour le 10.06.2020 à 12 H 26
Par
Politique

Le PDI et la FGD pour une levée progressive du confinement et une politique forte pour la relance de l’économie

Un policier en faction à Meknès au Maroc pour faire appliquer l’Etat d’urgence; ZOUBIR ALI / DGSN
Le Parti démocratique de l'indépendance (PDI) et la Fédération de la gauche démocratique (FGD) ont plaidé pour un déconfinement progressif et pour la mise en place d'une politique forte pour promouvoir l'économie nationale, à travers une série de mesures et de propositions pour l'amendement du projet de loi de Finances

Dans un mémorandum adressé au chef du gouvernement, le PDI a appelé à un allègement progressif du confinement, en commençant par les secteurs formels et structurés, dont la reprise de l’activité devra être conditionnée par le respect des mesures de prévention sanitaire et au lancement partiel des moyens de transport en commun et des secteurs tertiaires, selon le degré de priorité.


Le parti a plaidé, dans ce document dont copie est parvenue mardi à la MAP, pour la création d’un comité constitué d’experts économiques et financiers qui a la charge d’établir, dans les plus brefs délais, un diagnostic afin de déterminer les dysfonctionnements du tissu économique national à la lumière de la pandémie du coronavirus, proposant la mise en place d’un dispositif de communication et de coordination avec la commission chargée de l’élaboration du modèle de développement.


Il a, aussi, relevé l’impératif de soutenir le secteur agricole, compte tenu du rôle important qu’il a joué durant cette crise en terme de sécurité alimentaire, soulignant l’importance de soutenir les petits et moyens agriculteurs, de consolider l’appui financier et technique en leur faveur et de veiller à l’adhésion des travailleurs agricoles aux régimes de retraite et de la sécurité sociale.


S’agissant des mesures entreprises pour l’amendement de la loi de Finances, le parti a proposé d’élargir l’assiette fiscale pour intégrer le secteur informel et de reconstruire l’économie nationale dans le cadre de la justice fiscale, ainsi que de soumettre les exportations agricoles à la taxe, entre autres.


Pour sa part, la FGD a exposé sa vision dans un mémorandum similaire, sur la levée du confinement et le plan de relance de l’économie, outre le projet de loi de Finances rectificative, appelant à rompre avec les approches traditionnelles, basées sur les équilibres macroéconomiques.


Elle a plaidé en faveur d’une levée progressive du confinement, selon la situation dans chaque région et province et la nature des secteurs de production et des services, conformément à une vision globale et coordonnée.


La fédération a, dans ce sens, appelé à élargir à plus grande échelle le dépistage du Coronavirus, tout en se préparant à tout revirement soudain et à offrir tous les moyens de prévention, relevant que la levée du confinement, qui est devenue un impératif économique, requiert une bonne préparation pour garantir la sécurité sanitaire de tous et éviter une propagation rapide de l’épidémie au sein des usines, des administrations et du secteur informel.


Dans le cadre de son plan de relance de l’économie nationale, le parti a insisté sur l’élaboration d’un plan global pour la promotion de tous les secteurs, en particulier les domaines à caractère social, la lutte contre la rente et la corruption et l’édification d’un État social, estimant que “la pandémie du coronavirus a mis en avant le rôle stratégique de l’État en matière de souveraineté économique, de stabilité économique et de développement durable” .


Concernant la loi de finances rectificative, la fédération a indiqué que ce projet doit reposer sur quatre piliers, liés au renforcement du pouvoir d’achat des franges à faible revenu et des classes moyennes, au soutien des petites et moyennes entreprises (PME), à la consolidation des revenus de la trésorerie et à la création d’emplois supplémentaires.


Évoquant le pouvoir d’achat des catégories à faible revenu et des classes moyennes, la FGD a recommandé de réduire la TVA sur les produits de base et sur les faibles et moyens revenus, à respecter l’application de l’augmentation du SMIG prévue en juillet (5 %), et à institutionnaliser l’appui en mettant en place un fond permanent doté de ressources stables pour les personnes qui ont perdu leur emploi, les pauvres et les catégories vulnérables, entre autres.