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08.07.2020 à 14 H 54 • Mis à jour le 08.07.2020 à 17 H 54
Par
Note de présentation

Budget: Le PLFR 2020 fixe le taux de croissance à -5%

Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l'année 2020 fixe le taux de croissance à -5%, contre 3,7% prévu par la LF initiale et le déficit budgétaire prévisionnel à 7,5% du PIB au lieu de 3,5%, ressort-il de la note de présentation de ce projet.

Le ministère de l’économie et des finances a publié sur son site internet le texte du projet de Loi de finances rectificative pour 2020 et sa note de présentation.


Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’année 2020 fixe le taux de croissance à -5 %, contre 3,7 % prévu par la LF initiale et le déficit budgétaire prévisionnel à 7,5 % du PIB au lieu de 3,5 %, ressort-il de la note de présentation de ce projet.


Ces prévisions sont basées sur des hypothèses qui tiennent en compte des répercussions économiques de la crise liée à la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) cumulées aux effets négatifs de la sécheresse sur l’activité économique et en particulier le secteur agricole, relève cette note diffusée sur le site du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration.


Il s’agit ainsi d’un cours moyen du gaz butane fixé à 290 dollars US la tonne, contre 350 dollars US la tonne prévu par la LF-2020, d’une parité euro/dollar de 1,11, outre une production céréalière estimée à 30 millions de quintaux au lieu de 70 MQ prévue initialement, ce qui va induire une baisse de 4,8 % de la valeur ajoutée du secteur agricole, précise la même source.


Ladite note évoque également un recul de la demande mondiale adressée au Maroc (hors produits de phosphates et dérivés) de 20 %, dans un contexte marqué par de fortes incertitudes sur l’évolution de la croissance économique et du commerce au niveau mondial, en lien avec l’arrêt de l’activité et les perturbations au niveau des chaines d’approvisionnement mondiales, notant que cette situation se traduirait par une baisse significative des exportations des biens et services.


A cet effet, la LFR-2020 doit constituer le socle pour approuver les mesures entreprises à même de redynamiser l’activité économique post-Covid 19, relève le ministère, rappelant que le contexte national marqué par la persistance de la crise du Covid-19 et l’accentuation de son impact sur la conjoncture économique et sociale, implique une révision des priorités qui ont prévalu lors de l’adoption de la Loi de Finances pour l’année 2020.


Et d’ajouter que le recours à une loi de finances rectificative s’impose pour plusieurs raisons, dont la conformité avec les dispositions de l’article 77 de la Constitution, le respect du principe de la sincérité budgétaire édicté par la loi organique N 130-13 relative à la loi de finances, notamment son article 10, ainsi que le changement considérable de la conjoncture économique et sociale qui a prévalu au moment de la préparation de la LF-2020.


PLFR 2020


Les points saillants du PLFR indiquent que les ressources de l’Etat pour 2020 s’établiront à 461,58 MMDH (+3,33 %), soit 14,84 MMDH par rapport au budget de la loi de finances 2020. Un différentiel du à la hausse des recettes des Comptes spéciaux du trésor à 110,92 MMDH (+22,90 %) et la hausse des recettes d’emprunts à moyen et long terme à 136,2 MMDH (+40,12 %).


Impactées par la crise du Covid-19, les recettes du budget général (hors recettes d’emprunts à moyen et long termes) s’établiront à 212,36 MMDH, (-17,38 %) soit 44,68 MDH.


Les recettes des services de l’Etat autonomes s’établiront à 2,1 MMDH, soit une baisse de -6,08 %.


Côté dépenses, les prévisions des charges s’établissent à 507,49 MMDH (+3,87 %)


Les dépenses du budget général (hors amortissement de la dette publique à moyen et long termes) sont fixées à 330,54 MMDH (+0,52 %).


Les dépenses de fonctionnement chutent de –  2,76 % par une légère contraction (-1,56 %) des dépenses de personnel et d’une baisse de -4,39 % des dépenses de matériel et dépenses diverses.


L’investissement public est prévu à 182 MMDH contre 198 MMDH pour le PLF 2020.