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27.07.2020 à 23 H 20 • Mis à jour le 27.07.2020 à 23 H 21
Par
Finance

Bank Al-Maghrib présente son 16ème rapport annuel sur la supervision bancaire

Abdellatif Jouahri lors d’une conférence de presse . MAP
Dans un contexte de décélération de la croissance économique, la hausse du crédit bancaire au secteur non financier s'est établie à 4,8%, reflétant une accélération des crédits aux entreprises à 5,6% et un ralentissement des prêts aux ménages à 3,6%, relève BAM, notant que les créances en souffrance ont progressé à 70 milliards de dirhams (MMDH), soit un taux de sinistralité de 7,5%.

Bank Al-Maghrib (BAM) a présenté, lundi, la 16ème édition de son rapport annuel sur la supervision bancaire au titre de l’exercice 2019.


A l’instar des exercices précédents, cette édition retrace les principales réalisations et actions menées en matière de réglementation bancaire, de surveillance micro-prudentielle et de protection de la clientèle des établissements de crédit, indique un communiqué de BAM.


Le rapport porte également sur l’évolution de l’activité et de la rentabilité des établissements de crédit et organismes assimilés ainsi que des risques qu’ils encourent, ajoute la même source.


Dans un contexte de décélération de la croissance économique, la hausse du crédit bancaire au secteur non financier s’est établie à 4,8 %, reflétant une accélération des crédits aux entreprises à 5,6 % et un ralentissement des prêts aux ménages à 3,6 %, relève BAM, notant que les créances en souffrance ont progressé à 70 milliards de dirhams (MMDH), soit un taux de sinistralité de 7,5 %.


Pour sa part, la collecte des dépôts n’a progressé que de 2,9 % sous l’effet d’une baisse des dépôts à terme concomitante à une hausse de la circulation fiduciaire. Le rapport fait également ressortir qu’en dépit de cet environnement, les banques ont consolidé leur assise financière à travers une appréciation de leurs résultats et un renforcement de leurs fonds propres, soulignant qu’elles ont pu dégager, sur base sociale, un résultat net bénéficiaire en hausse de 8 %, tiré notamment par les activités de marché.


Les onze banques ont ainsi réalisé globalement, sur base consolidée, un résultat net-part du groupe en progression de 2,7 %, reflétant l’impact des performances baissières de certaines filiales en Afrique subsaharienne.


Sur plan de la capitalisation, les fondamentaux des banques se sont de nouveau renforcés, dégageant, sur base sociale, un ratio de solvabilité de 15,6 % et un ratio de fonds propres de base de 11,5 %, au-dessus des minimas réglementaires de 12 et 9 % respectivement.


Côté régulation et surveillance, les actions menées auprès des établissements de crédit ont visé à conforter la résilience bancaire et à rehausser les pratiques bancaires en matière de gouvernance des risques, de pilotage du capital, de contrôle interne et de conformité, tout en suivant les plans correctifs mis en place par les acteurs pour se conformer aux exigences de la Banque Centrale.



Aussi, les banques ont été appelées à préparer la mise en œuvre de la réforme de la classification des créances. Sur le plan transfrontalier, la Banque continue d’œuvrer à élargir les mécanismes de coopération avec ses homologues étrangers en matière de contrôle bancaire à travers notamment la signature de deux nouvelles conventions avec les banques centrales d’Égypte et de l’Ile Maurice.



Au volet de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et en application des recommandations de la mission d’évaluation du Maroc menée par le Groupe d’Action Financière Moyen Orient et Afrique du Nord, BAM fait état d’un renforcement du dispositif réglementaire encadrant le devoir de vigilance incombant aux établissements de crédit et intensifié la coordination avec l’Unité de traitement du renseignement financier.



Pour ce qui est de la finance verte, poursuit la même source, la Banque centrale s’est mobilisée pour participer aux travaux du réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du système financier et a joué, à la demande de ses pairs, un rôle de relai auprès de ses homologues en Afrique, notant qu’elle a, en parallèle, finalisé un projet de directive réglementaire fixant les orientations en matière de gestion des risques climatiques et environnementaux.



En matière de protection de la clientèle des établissements de crédit, BAM indique que les actions menées en 2019 ont porté sur la redynamisation de l’activité du Centre marocain de médiation bancaire (CMMB), l’édiction d’une directive réglementaire portant sur la mobilité bancaire et la fixation de règles devant encadrer la délivrance des mainlevées sur les garanties.



S’agissant de l’industrie de la finance participative, la Banque a continué d’œuvrer avec les parties prenantes à favoriser le parachèvement de l’écosystème notamment au plan légal, fiscal et des instruments du marché des capitaux.



Cette année, les actions visant la promotion du financement de la très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) ont connu un nouvel élan suite au discours du 11 octobre 2019, dans lequel Sa Majesté le Roi a appelé le gouvernement et Bank Al-Maghrib, en coordination avec le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), à œuvrer à la mise au point d’un programme spécial d’appui aux jeunes diplômés et de financement des projets d’auto-emploi.



En exécution des orientations royales, la Banque s’est pleinement engagée, aux côtés du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration, dans l’élaboration de ce programme qui a donné lieu à la création d’un fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat et au lancement d’une offre de financement “Intelaka”  destinée à soutenir la création d’entreprises.



Les efforts menés par la Banque Centrale et le marché auront permis au terme de 2019 de conforter davantage la résilience du secteur bancaire, ce qui lui a permis de faire face à la crise pandémique survenue au terme du 1er trimestre 2020 ainsi qu’à ses impacts aux plans sanitaire, économique, social et financier, conclut le communiqué.