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07.01.2021 à 21 H 27 • Mis à jour le 07.01.2021 à 21 H 28
Par
Santé

Pr. Omar Sefrioui (SMMR): Prise en charge de l’infertilité, «une bataille gagnée»

Conférence sur la prise en charge de certains médicaments permettant de faciliter l’accès aux traitements de l’infertilité. MAP
La décision du Département de la Santé d'intégrer certaines classes thérapeutiques indiquées dans la prise en charge de l'infertilité à la liste des médicaments remboursables dans le cadre de l'Assurance de maladie obligatoire (AMO) représente une avancée considérable dans la prise en charge de l'infertilité et de la procréation médicalement assistée, a affirmé Pr. Omar Sefrioui, gynécologue-président de la Société marocaine de médecine de reproduction et de médecine fœtale (SMMR)

La prise en charge de certains médicaments permettant de faciliter l’accès aux traitements de l’infertilité constitue certainement une première victoire pour les couples infertiles, a affirmé, jeudi à Casablanca, Professeur Omar Sefrioui, gynécologue-président de la Société marocaine de médecine de reproduction et de médecine fœtale (SMMR).


« Cette prise en charge est une bataille gagnée par rapport à un combat de longue haleine menée depuis des décennies par la SMMR et toutes les sociétés impliquées dans ce domaine ainsi que les associations de soutien aux couples infertiles, notamment l’Association marocaine des aspirants à la maternité et à la paternité (MAPA) », a souligné Pr Sefrioui qui intervenait lors d’une conférence sur ce sujet.


Les difficultés d’accès aux soins pour les couples infertiles en raison du coût élevé des traitements et du faible pouvoir d’achat, représentent un frein pour un bon nombre parmi eux, a-t-il fait remarquer, ajoutant que contraints d’abandonner leur rêve de procréer faute de moyens, certaines personnes sombrent dans des problèmes d’ordre familial, social ou psychiatrique tels que la dépression, le divorce, l’isolement, etc.


Et de soutenir : « Il a fallu plusieurs années avant de voir ces revendications aboutir. Cette initiative est une suite logique de la loi 47-14 régissant la procréation médicalement assistée (PMA), qui reconnaît l’infertilité comme une pathologie ».


Mais le combat est loin d’être terminé, a relevé le président de la société savante qui reste déterminée à poursuivre cette lutte en vue davantage de remboursements de soins liés à l’infertilité et ce, dans la perspective d’aboutir à une démocratisation de la PMA.


Dans ce sens, a-t-il indiqué, la formation continue dédiée à la PMA, au même titre que le suivi des revendications liées à la prise en charge de l’infécondité font partie de l’agenda de la société savante.


Malgré les conditions difficiles dans le contexte de la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19), la SMMR a poursuivi cette formation continue et l’organisation de nombreux cycles de formation via sa plateforme digitale. Insémination, fécondation in vitro, diagnostic prénatal, médication, … sont autant de thématiques abordées durant ces derniers mois.


« Nous continuons cette lutte pour permettre aux personnes souffrant d’infertilité l’accès aux remboursements de toutes les prestations médicales relatives à la prise en charge de la PMA (examens biologiques, examens radiologiques, thérapeutiques, chirurgie, etc) », a dit Pr Sefrioui.


Il a également signalé que ce secteur a été très impacté par la crise sanitaire. « De nombreux couples se sont vus obligés de reporter leur projet de procréation à cause du confinement, alors que le facteur temps est un critère crucial dans la prise en charge de l’infertilité ».


Par conséquent, certains centres ont enregistré de grosses pertes, d’autres ont mis la clef sous le paillasson, déclarant faillite, alors qu’il s’agit de très importants investissements, a déploré le président de la SMMR.


Et de réaffirmer que la décision du Département de la Santé d’intégrer certaines classes thérapeutiques indiquées dans la prise en charge de l’infertilité à la liste des médicaments remboursables dans le cadre de l’Assurance de maladie obligatoire (AMO) représente une avancée considérable dans la prise en charge de l’infertilité et de la procréation médicalement assistée.


Cela permettra à un plus grand nombre de couples infertiles d’accéder aux techniques de la PMA et de réaliser leur rêve de devenir parent. De même, cela pourrait également contribuer au maintien de l’équilibre de la pyramide générationnelle. On assiste actuellement à un recul de l’indice de fécondité, qui se situe autour de 2,1 en milieu urbain.


Selon une enquête de la SMMR, 11,8 % des couples marocains ont du mal à concevoir soit plus de 850.000 couples. Des statistiques pratiquement similaires aux statistiques internationales. Lesquelles seraient, selon les praticiens, en constante augmentation et pourraient atteindre jusqu’à 30 % dans certaines régions. Les troubles endocrinaux et hormonaux dus à certains facteurs exogènes (en particulier environnementaux) seraient parmi les causes de cette prévalence.


Si le nombre des personnes concernées par l’infertilité va en augmentant, la pratique de la PMA connaît également une évolution importante. En France, près de 20.000 naissances par an sont obtenues, dans le cadre d’une PMA (dont 70 % environ par FIV – Fédération in vitro) et 30 % par insémination).


Cette conférence a été organisée dans le stricte respect des mesures de protection contre le Covid-19 par la SMMR en partenariat avec la Société royale marocaine de gynécologie obstétrique (SRMGO), du Collège marocain de fertilité (CMF), de l’Association des gynécologues privés (AGP) et de la Société marocaine de la fertilité et la contraception (SMFC).

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