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23.02.2021 à 14 H 22 • Mis à jour le 24.02.2021 à 01 H 24
Par
Santé

Scandale à la DMP: Bouchra Meddah accusée frontalement d’«abus de pouvoir» et de «harcèlement moral»

La Directrice des Médicaments et de la Pharmacie au ministère de la Santé Bouchra Meddah. MAP
Le bureau syndical du ministère de la Santé affilié à l’Union marocaine du travail (UMT) a publié ce mardi un communiqué attaquant ouvertement la directrice du médicament et de la pharmacie (DMP) suite au licenciement du chef de la division de la pharmacie, Wadii Zerhouni, ainsi que la cheffe du service des visas, de l’homologation et des autorisations, Meryem Baghdadi

Alors que la direction du médicament et de la pharmacie (DMP) au ministère de la Santé est depuis plusieurs jours au centre de polémiques médiatiques suite au limogeage jugé injustifié de deux responsables, le bureau syndical du ministère affilié à l’Union marocaine du travail (UMT) a publié ce mardi un communiqué accusant ouvertement la directrice de la DMP, entre autres, de « harcèlement moral » et d’« abus de pouvoir ».


La branche syndicale avait tenu, vendredi 19 février dernier, un sit-in devant le siège de la DMP, pour dénoncer le remerciement « injustifié » du chef de la division de la pharmacie, Wadii Zerhouni, ainsi que la cheffe du service des visas, de l’homologation et des autorisations relevant de la même division, Meryem Baghdadi.


Une source au sein de la Santé avait expliqué au Desk que les deux responsables ont été licenciés car ils ont refusé d’apposer leurs signatures sur une attestation de dépôt délivrée un fabricant de dispositifs médicaux, Conmedic pour la mise sur le marché de masques chirurgicaux et des masques FFP2, alors que « le dossier n’avait pas été déposé, ni les droits d’enregistrements réglés à temps ».


COMMUNIQUE DE L’UMT –  23.02.2021


Ce mardi, l’UMT a dressé un compte rendu de la réunion tenue à la suite du sit-in avec le directeur des ressources humaines au ministère dirigé par Khalid Aït Taleb. Les syndicalistes y ont dénoncé « le harcèlement moral et l’abus administratif dont ont été victimes les deux fonctionnaires, allant jusqu’à la menace et l’intimidation ». Le communiqué mentionne également « l’utilisation de moyens techniques pour l’espionnage des fonctionnaires (tels que des caméras de surveillance) et l’exploitation d’une armée d’employés de sécurité et d’hygiène dans l’espionnage des fonctionnaires ».


Des « dysfonctionnements dangereux »

Les participants à la réunion ont également reproché à la directrice de la DMP, Bouchra Meddah, d’« obstruer la signature des autorisations de certaines sociétés malgré leur réception dans des délais légaux et raisonnables », poursuivant que l’intéressée « prétend que les retards sont causés par le relâchement des fonctionnaires tout en poussant les responsables de ces sociétés à rédiger des plaintes mensongères contres certains cadres ».


Les syndicalistes ont aussi relevé des « dysfonctionnements dangereux » au sein de la DMP, dont « l’obstruction ou la suspension du système informatique stockant les données relatives aux dispositifs médicaux, aux produits cosmétiques et d’hygiène corporelle, du service des visas, de l’homologation et des autorisations et ce, depuis le 5 février dernier ».


Dans le même sillage, une source au sein de la Santé avait signalé au Desk que les députés membres de la mission parlementaire enquêtant sur les transactions de la DMP se sont vus refuser l’accès aux documents des marchés octroyés par la direction.