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26.08.2021 à 23 H 45 • Mis à jour le 26.08.2021 à 23 H 57
Par
Energie

L’Algérie garantit à l’Espagne son approvisionnement en gaz, mais pas via le Maroc

Le ministre algérien de l’Energie et l’ambassadeur d’Espagne à Alger. DR
Le ministre algérien de l'Énergie a assuré à l’ambassadeur d’Espagne à Alger que son pays n'était pas intéressé à étendre le contrat d'approvisionnement via le gazoduc Maghreb-Europe (GME) qui traverse le Maroc, Alger ayant rompu mardi ses relations diplomatiques avec Rabat. Les besoins de Madrid seront désormais garantis via Medgaz qui passe directement par la Méditerranée

Le ministre algérien de l’Energie et des mines, Mohamed Arkab, a garanti ce jeudi à l’Espagne que l’Algérie poursuivra l’approvisionnement habituel en gaz, mais a averti qu’elle le fera à travers le gazoduc Medgaz, qui relie directement les deux pays via la mer Méditerranée.


Lors d’une réunion avec l’ambassadeur espagnol à Alger, Fernando Morán, Arkab affirmé « l’engagement total de l’Algérie de couvrir l’ensemble des approvisionnements de l’Espagne en gaz naturel à travers le Medgaz », selon un communiqué du ministère algérien de l’Energie, relayé par APS.


L’Algérien Sonatrach et la multinationale énergétique espagnole Naturgy, propriétaires de Medgaz, ont signé un accord en juillet dernier pour démarrer cet automne l’extension du gazoduc susmentionné.


L’Algérie a dépensé environ 73 millions d’euros pour augmenter la capacité du gazoduc Medgaz, afin de le faire passer de 8 milliards de mètres cubes par an à 10 milliards m3/an d’ici l’automne. Cela permettra à l’Algérie d’exporter 25 % du gaz naturel consommé annuellement en Espagne grâce à l’installation d’un quatrième turbocompresseur.


« M. Arkab a également mis l’accent sur les capacités dont dispose l’Algérie pour répondre à la demande en gaz ‘de plus en plus croissante’  des marchés européens et plus particulièrement le marché espagnol et ce grâce à la flexibilité en terme de capacités de liquéfaction dont le pays dispose », ajoute la même source.


Le Maroc hors-jeu du deal algéro-espagnol

En revanche, d’après l’agence de presse espagnole EFE, Arkab a laissé entrevoir au diplomate espagnol que l’Algérie n’est pas intéressée par la reconduction du contrat d’activité du gazoduc Maghreb-Europe, qui traverse le Maroc sur 540 kilomètres et lie l’Algérie à l’Espagne à travers le détroit de Gibraltar.


Construit dans les années 1980 à l’initiative de l’entreprise énergétique espagnole Enagás et de la compagnie nationale algérienne des hydrocarbures Sonatrach, le GME a une capacité de production de 8 000 millions de mètres cubes de gaz par an, la même que celle de Medgaz.


Le Maroc, à travers la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, s’était pourtant dit favorable au maintien du gazoduc Maghreb-Europe, dont le contrat arrive à son terme le 31 octobre prochain. Mais c’était sans compter l’annonce, mardi soir, par l’Algérie de la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc.

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