Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
26.09.2021 à 13 H 21 • Mis à jour le 26.09.2021 à 14 H 42
Par
Electricité verte

Le Royaume-Uni pourrait être alimenté par une ferme d’énergie renouvelable marocaine géante

Les trois promoteurs du projet Xlinks : Simon Morrish, Paddy Padmanathan et Sir Dave Lewis. Image: Xlinks
Le projet du Britannique Xlinks d’alimenter en électricité verte le Royaume-Uni par des câbles sous-marins connectés à une ferme d'énergie renouvelable marocaine, demeure d’actualité. Un parc solaire et éolien de la taille de Londres situé dans la région de Guelmim Oued Noun est envisagé. Le programme est estimé à 22 milliards de dollars

Xlinks annonce avancer dans ses plans pour exporter de l’électricité propre du Maroc vers le Royaume-Uni, via des câbles sous-marins HVDC.


Le projet électrique qui reliera le Maroc au Royaume-Uni produira de l’électricité dans le sud  du pays à l’aide de l’énergie solaire et éolienne.


Les installations couvriront environ 1 500 km², selon le plan Xlinks. Celui-ci pourra générer 3,6 GW d’énergie dans la région de Guelmim-Oued Noun. L’emplacement proposé couvrirait ainsi une zone de la taille du Grand Londres et bénéficierait d’un temps constamment ensoleillé et venteux, ce qui le rend optimal pour installer des parcs éoliens et solaires.


En plus des installations solaires et éoliennes, le plan disposera d’une batterie de 20 GWh/5 GW. Cela lui permettra de continuer à exporter de l’électricité en tant que source d’énergie « quasi constante ».


Le président exécutif de Xlinks, Sir Dave Lewis, a déclaré que le plan utiliserait une technologie éprouvée pour fournir de l’électricité à plus de 7 millions de foyers britanniques cette décennie.


« Le projet exploitera l’énergie solaire et éolienne extrêmement fiable au Maroc pour fournir un équilibrage vital de l’énergie de base et permettre nos propres ambitions éoliennes offshore, tout en renforçant l’industrie marocaine des énergies renouvelables », a-t-il déclaré.


Lewis, ancien PDG du géant de la vente au détail Tesco, espère fournir jusqu’à 8 % des besoins en électricité du Royaume-Uni à partir du site marocain.


Le projet exportera l’électricité vers le Royaume-Uni via quatre câbles sous-marins, sur une distance de 3 800 km. Deux connecteurs de 1,8 GW amèneront les liaisons HVDC à terre à Alverdiscott dans le Devon.


Source: Xlinks


Installés au large des côtes du Portugal, de l’Espagne et de la France, les câbles et l’ensemble des installations sont estimés à environ 16 milliards de livres sterling (22 milliards de dollars). Lewis a déclaré que le plan ne deviendrait viable qu’avec une garantie du gouvernement britannique, qui n’a pas encore été fournie, mais des solutions de financement alternatives sont à l’étude.


Le ministère britannique des Affaires, de l’Énergie et de la Stratégie industrielle a déclaré au Times qu’il était « au courant » de la proposition de Xlinks et qu’il « gardait le projet à l’étude ».


Xlinks compte ainsi mettre sur pied une entreprise de fabrication de câbles au Royaume-Uni, XLCC. Cela créera environ 1 350 nouveaux emplois d’ici 2024.


Elle construira des usines à Hunterston et à Port Talbot. Les marchés ont été signés et le permis de construire est en cours, assure l’énergéticien britannique. L’entreprise discute d’une troisième usine dans le nord-est de l’Angleterre.


XLCC devra fournir 15 200 km de câble HVDC pour relier le Maroc au Devon. Cela dit, la société a prédit que la demande mondiale croissante d’interconnexions l’occuperait pendant au moins les 20 prochaines années.


Il y aura aussi des avantages pour le Maroc, promettent les promoteurs du projet. La construction des installations locales générera près de 10 000 emplois, a prédit Xlinks, avec 2 000 postes permanents.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite