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26.10.2021 à 18 H 44 • Mis à jour le 26.10.2021 à 18 H 44
Par et
PLF-2022

Fettah Alaoui : Les besoins de financement estimés à 80% sur le marché intérieur en 2022

Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie. AIC PRESS
La ministre de l'Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, présentait, lundi à Rabat, les grandes lignes du Projet de loi de Finances (PLF) 2022 lors d'une séance conjointe des deux Chambres du Parlement. L’essentiel de son intervention

Les besoins de financement pour l’année 2022 sont estimés à 80 % sur le marché national et 20 % sur le marché international, a affirmé, mardi à Rabat, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui.


« Globalement, les besoins pour l’année 2022 sont estimés à un financement à 80 % sur le marché intérieur et 20 % sur le marché extérieur », a dit Fettah Alaoui lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation du Projet de Loi de finances (PLF) au titre de l’exercice 2022.


Elle a, dans ce sens, mis en avant les mécanismes de financement du Royaume, notamment à l’extérieur avec les partenaires bilatéraux ou multilatéraux habituels, ainsi que toutes les solutions sur le marché intérieur « qui n’a posé aucun problème même ces deux années de crise ».


S’agissant du timing pour faire appel à l’emprunt national et à l’extérieur, la ministre a éclairé qu’il s’agit de décisions « qui doivent être étudiées au bon moment » et ce, à l’instar de l’année 2021, afin d’apporter des résultats, des conditions financières et des taux de sur-souscription importants.


« Il s’agit d’un travail qui doit être fait en toute responsabilité », a-t-elle soutenu, soulignant l’importance de suivre le comportement des marchés financiers l’année prochaine et d’arbitrer entre des solutions interne et externe pour garantir les meilleures conditions de financement.


Fettah Alaoui a aussi insisté sur l’importance de l’épargne intérieure dans le mécanisme de financement, notant que l’emprunt national doit être opportun pour les deux parties (budget de l’Etat mais également pour les intérêts des épargnants).


En outre, la ministre a relevé que le processus de privatisation porte sur un montant total estimé à 8 milliards de dirhams (MMDH). « Nous avons le confort nécessaire pour s’assurer que ce montant pourra être réalisé au cours de l’exercice 2022 ».


Et de rappeler que le portefeuille de l’Etat est composé de deux catégories, à savoir des actifs qui ne sont pas directement productifs et ceux liés directement à l’activité des établissement publics ou des sociétés d’Etat et des sociétés majoritaires ou minoritaires.


S’attardant sur le sujet de la protection sociale et de l’assurance maladie, Fettah Alaoui a relevé que celui-ci est un sujet central et un enjeu majeur pour le Royaume, relevant que plusieurs forces vives sont associés à cette réforme majeure. Parallèlement, elle a assuré que le ministère de l’Economie et des Finances dispose des outils, des compétences et des expertises pour faire face au défi du financement au sein notamment de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) qui est au cœur du dispositif.


Pour ce qui est du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, Fettah Alaoui a fait savoir qu’un travail considérable a été fait au sein du ministère au niveau des directions concernées et avec l’ensemble des partenaires concernant ce fonds de financement, notamment sur des sujets de structuration et de gestion.


S’agissant de la progressivité de l’impôt sur les sociétés (IS), la ministre a relevé qu’il s’agit d’une innovation locale. « Il était temps qu’on revienne à cette mesure pour aller vers une mise en œuvre progressive de la fiscalité ».


De son côté, le ministre délégué chargé du Budget, Faouzi Lekjaa a indiqué que les variables de l’équation de l’exercice budgétaire de 2022 sont désormais connues, mettant l’accent sur l’impératif de retrouver les équilibres macroéconomiques compte tenu des effets de la crise qui étaient « néfastes ».


Il a également souligné la nécessité de trouver les mécanismes pour avoir une croissance créatrice d’emploi, relevant que ce dernier constitue une préoccupation majeure.


« Seules les points de croissance peuvent résoudre cette question, d’où la politique volontariste en matière d’investissement avec l’implication du Fonds Mohammed VI », a-t-il relevé à ce sujet. Il aussi noté que le Nouveau modèle de Développement fixe aujourd’hui la trajectoire la feuille de route et auquel vient se greffer le programme du gouvernement.


Fettah Alaoui a présenté lors de ce point de presse le contexte de préparation du PLF-2022, les hypothèses retenues pour son élaboration, son cadre de référence, ses orientations générales, ses principales dispositions ainsi que le tableau de l’équilibre budgétaire dudit projet.


Principales données chiffrées livrées par Fettah Alaoui
–  Le PLF au titre de l’exercice 2022 table sur une croissance économique de 3,2 %, compte tenu du rétablissement de l’économie mondiale notamment dans la zone euro et sur la base des hypothèses d’une récolte céréalière de 80 millions de quintaux (Mqx) et d’un prix moyen du gaz butane de 450 dollars/tonne.
–  Les ressources fiscales devront augmenter de 27 milliards de dirhams (MMDH) et les financements innovants devront générer 12 MMDH alors que les recettes de privatisation devront mobiliser 8 MMDH dans le budget de l’Etat.
–  Le PLF table sur un déficit budgétaire de 5,9 %, contre 6,2 % au titre de le loi de finances 2021.
–  Création de 250.000 postes d’emploi directs en deux ans à compter de 2022. Un budget de 2,25 MMDH est prévu par le PLF.
–  Le PLF vise à insuffler une nouvelle dynamique au programme Intelaka, à travers notamment le lancement du programme Al Forssa qui ambitionne d’accorder 50 000 prêts en 2022 avec une enveloppe globale estimée à 1,25 MMDH.
–  Le PLF propose de revoir à la baisse l’impôt sur les sociétés (IS) à 27 % au lieu de 28 % pour les entreprises industrielles dont les bénéfices sont inférieurs à 100 millions de dirhams (MDH). Le taux de cotisation minimale devra passer de 0,5 % à 0,45 %.
–  Le PLF prévoit 9 MMDH de crédits supplémentaires pour les secteurs de la santé et l’éducation, dont 5 MMDH seront alloués à la mise à niveau des hôpitaux et les centres de formation des enseignants et les établissements universitaires en priorité.
–  Le PLF prévoit allouer un budget annuel de 500 MDH aux associations œuvrant dans le domaine du handicap à partir de 2022 et un montant de 250 MDH sera alloué en 2022 pour accompagner les crèches.

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