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20.09.2022 à 14 H 23 • Mis à jour le 20.09.2022 à 14 H 24
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Diplomatie

Crise des visas avec la France : l’« ami du Maroc » interpelle la cheffe du Quai d’Orsay et le locataire de Place Beauvau

Cambon Le sénateur Christian Cambon, président du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc. Crédit: AFP
Dans deux lettres datées du 19 septembre que Le Desk a pu consulter, le président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat français, Christian Cambon attire l’attention de la cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna et du ministre de l’intérieur Gérard Darmanin sur le « risque de fragiliser » la relation bilatérale entre Paris et Rabat suite à l’ampleur des refus de visas Schengen français aux ressortissants marocains

Le président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au Sénat français et président du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc, Christian Cambon a interpellé tour à tour Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Gérard Darmanin, ministre de l’Intérieur au sujet des « grandes difficultés rencontrées par les ressortissants marocains en matière de délivrance des visas et leurs conséquences sur les relations franco-marocaines ».   

 

Dans chacune des lettres adressées respectivement aux deux ministres français le 19 septembre, dont Le Desk a pu consulter le contenu, ce « grand ami du Maroc » dit avoir été « saisi, ces dernières semaines (…) de plusieurs cas de refus de délivrance de visas ou de séjour (…) alors que la demande semblait parfaitement légitime », citant en exemple le cas d’un médecin souhaitant se rendre à un congrès international ou encore celui d’un sportif devant assister à une compétition en France.


Christian Cambon insiste sur la « forte émotion » et la « légitime incompréhension » de la part des Marocains, mais aussi « plus profondément » le « grave préjudice » que pourraient porter ces refus aux « relations politiques, économiques et culturelles, avec le Maroc, pays ami de la France et un pôle de stabilité essentiel dans une région où les risques et les menaces sont nombreux ».

 

Et de rappeler dans ce sens, autant à la cheffe du Quai d’Orsay qu’au locataire de Place Beauvau, que « le Maroc est un partenaire stratégique de la France » dans ces domaines, faisant valoir la présence dans le royaume de « nombreuses entreprises françaises » et un « réseau culturel très dense », sans manquer de souligner la coopération entre Paris et Rabat « en matière de lutte contre le terrorisme et la question migratoire ».

 

Selon nos informations, Cambon a été particulièrement sensibilisé sur cette question par Neila Tazi, membre élue du groupe patronal CGEM et présidente de la Commission des Affaires étrangères, de la défense nationale et des Marocains résidents à l’étranger à la Chambre des conseillers, l’objectif étant pour elle que les institutions parlementaires des deux pays jouent leur rôle pour dépasser cette crise.


Durant les six dernières années, Tazi - qui en assurait la vice-présidence - et Cambon ont collaboré dans le cadre du groupe d’amitié France-Maroc. Aujourd’hui encore, ils se côtoient au sein des commissions bilatérales qu’ils président respectivement.


Cambon qui préside, faut-il le rappeler, le groupe d’amitié interparlementaire le plus représentatif au sein du Sénat français, ne manque pas justement d’attirer l’attention de Colonna et Darmanin sur la nécessité « d’éviter tout risque de fragiliser » cette « collaboration bilatérale » et « notamment la place très importante » des entreprises de l’Hexagone dans le Royaume.


« Il me semblerait donc opportun que vous puissiez donner les instructions nécessaires à vos services pour qu’ils fassent preuve d’un plus grand discernement dans les conditions d’admission au séjour des ressortissants marocains », conclut Christian Cambon dans ses deux lettres aux ministres français des Affaires étrangères et de l’Intérieur pour lesquelles il dit souhaiter être informé des suites qui leur seront réservées.

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