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25.10.2022 à 20 H 09 • Mis à jour le 25.10.2022 à 20 H 09
Par et
Politique

Au Parlement, l’opposition vent debout contre le PLF 2023

Le président du groupe socialiste à la Chambre des représentants, Abderrahim Chahid . Crédit: MAP
Les partis d’opposition ont souligné que le PLF « brille par le manque de mesures » à même de soutenir le pouvoir d'achat des citoyens face à la hausse des prix, notant que les mesures prises par l'Exécutif au cours de la première année de son mandat sont « insuffisantes »

Dans leurs interventions en réaction aux réponses du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch dans le cadre de la séance mensuelle à la Chambre des représentants consacrée au « Projet de loi de finance (PLF) 2023 : entre enjeux économiques et sociaux et engagements gouvernementaux », ils ont souligné que le PLF en question « brille par le manque de mesures » à même de soutenir le pouvoir d'achat des citoyens face à la hausse des prix, notant que les mesures prises par l'Exécutif au cours de la première année de son mandat sont « insuffisantes et n'ont pas eu d'impact tangible sur le vécu quotidien des citoyens ».


Ainsi, le président du groupe socialiste à la Chambre des représentants, Abderrahim Chahid a fustigé le retrait de la consécration de la justice spatiale des priorités du PLF 2023, et ce malgré l'engagement du programme gouvernemental quant à la consolidation de la régionalisation en tant que choix constitutionnel, démocratique et une alternative de développement capable d'éliminer les disparités spatiales.


Un « manque de communication » de l’Exécutif

Il a noté, par ailleurs, « le manque de communication régulière du gouvernement » avec l'opinion publique nationale, et de concertation avec les organes politiques représentés au Parlement pour les tenir informées des derniers développements sur des questions majeures notamment l'intégrité territoriale, la crise économique ainsi que les grandes réformes structurelles.


Dans la foulée, Chahid a remis en question la capacité du gouvernement quant à l'implémentation du chantier de l'État social, pour « céder aux équilibres financiers au détriment des équilibres sociaux, de même son incapacité à rétablir les équilibres sociaux en adoptant de mesures concrètes pour faire face à la flambée des prix de biens de consommation et de carburants, ainsi que protéger le pouvoir d'achat du citoyen ».


De son côté, Mohamed Ouzzine du groupe parlementaire haraki a fait savoir que « les indicateurs cités dans le PLF 2023 contredisent les rapports des institutions nationales spécialisées sur le pouvoir d'achat des citoyens qui a diminué d'une manière sans précédent ».


Une classe moyenne « déséquilibrée » par l’inflation

Il a souligné, dans ce sens, que « la classe moyenne, en tant que soupape de sécurité et pilier de la stabilité politique et de l'équilibre social, a perdu son équilibre en raison de la hausse importante des prix des biens de consommation », appelant, à cet égard, le gouvernement de privilégier le soutien au pouvoir d'achat avant de se pencher sur les réformes sectorielles.


De même, le président du groupe du Progrès et du socialisme (PPS), Rachid Hamouni a appelé l'Exécutif à « créer des solutions au lieu de chercher des justifications », et ce face aux chamboulements internationaux et au climat d'incertitude qui régneraient sur les situations économiques et sociales dans le Royaume.


En dépit des mesures prises par le gouvernement pour soutenir le secteur du tourisme et les professionnels des transports, améliorer les conditions des professionnels de la santé et de l'éducation, et pour soutenir les agriculteurs et la caisse de compensation, il existe un déséquilibre qui limite l'impact direct et tangible de ces mesures sur le citoyen, a-t-il argué.


« Les citoyens sont désormais contraints de porter le fardeau des défis économiques, sociaux et de la cherté de la vie, ainsi que l'incapacité du gouvernement de pallier ces défis », a expliqué, quant à lui, le président du groupe du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdellah Bouanou.


Bouanou a critiqué le recours du gouvernement à l’emprunt extérieur pour augmenter le volume des investissements, plaidant pour la lutte contre les obstacles auxquels est confronté le système d'investissement et le renforcement du rôle des Centres régionaux d'investissement (CRI).

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