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10.12.2022 à 02 H 35 • Mis à jour le 10.12.2022 à 02 H 36
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Influence

Les performances des Lions de l’Atlas au Qatar, formidable outil de soft power pour le Maroc

Le drapeau marocain projeté sur des tours dans le centre-ville de Doha, au Qatar, après que le Maroc a remporté le match de football des huitièmes de finale de la Coupe du monde entre le Maroc et l’Espagne, au stade Education City, le mardi 6 décembre 2022. Crédit : AP /Martin Meissner
Dans son rapport Soft Power Index 2022, le cabinet britannique spécialisé dans le conseil et l’analyse des valeurs des marques, Brand Finance positionnait récemment le Maroc parmi les trois pays les plus influents d’Afrique. C’était sans compter les exploits de ses footballeurs au Mondial du Qatar…

La qualification historique des Lions de l’Atlas en quart de finale du Mondial au Qatar a placé le royaume sur la carte du monde du football. Elle a également servi de formidable coup de publicité à la marque Maroc, déjà cotée sur le podium africain à la 3ème place derrière l’Egypte et l’Afrique du Sud selon le rapport Soft Power Index 2022 du cabinet britannique spécialisé dans le conseil et l’analyse des valeurs des marques, Brand Finance.


Au temps de la mondovision et des réseaux sociaux, le pays endosse aujourd’hui le rôle d’ambassadeur arabe et africain du football dans le monde entier. L’équipe nationale se retrouve sur les unes de quotidiens prestigieux tels que le Washington Post – qui écrit que « le Maroc, une ancienne colonie espagnole, a renversé la puissance européenne », ou le New York Times. La performance des Lions est saluée par le très sérieux journal londonien The Times qui ose le jeu de mot pour parler du portier marocain en référence au tube Beautiful Day du groupe de rock U2 mené par Bono pour titrer son compte-rendu d’une « victoire pour toute l’Afrique ». Ceci sans compter les scènes de liesse dans les rues de Casablanca et Rabat publiées dans le quotidien parisien l’Equipe et le pure-player référence du journalisme sportif The Athletic, pour ne prendre que ces exemples significatifs.


Le pouvoir des internets

Mais il n’est pas uniquement question d’échos dans la presse. Au Canada, le basketteur nigérian des Toronto Raptors Precious Achiuwa s’est filmé entrain de moquer son co-équipier espagnol Juan Hernangómez, maillot du Mountakhab sur le dos,..



...alors que Le Journal de Montréal s’est soudainement rappelé que Yassine Bono était natif de la Belle Province.



En Belgique, le directeur de l’information de la chaîne d’information en continu LN24 n’a pas lésiné sur les épithètes pour rendre hommage à la passion des Marocains pour le football et leur équipe nationale, mais a surtout fait l’apologie d’un pays caractérisé par sa « stabilité » dans une région marquée par les turbulences politiques et les menaces sécuritaires.



Un pays en délire après l'accession aux quarts de finale du Mondial, une vraie communion de tout un peuple avec son équipe, des joueurs qui ont répété qu’ils jouaient pour le Maroc mais aussi pour l’Afrique… Le phénomène s’est bien évidemment également fait ressentir sur les réseaux sociaux. Les images du bain de foule du Roi Mohammed VI et d’autres membres de la famille royale ont fait le tour des JT planétaires, autant que les clameurs patriotiques des supporters galvanisant leur équipe dans des stades transformés en chaudrons rouge et vert. La famille régnante qatarie l’a d’ailleurs bien compris, elle qui montre ostensiblement et à chaque match son soutien à l’équipe nationale au nom de la Oumma arabe et au-delà du monde musulman. A des milliers de kilomètres, même les afro-américains de gauche s’extasient des performances du Maroc au non de l’africanité,



Mais aussi pour eux et pour d'autres dans la défense des droits des Palestiniens...



En France, 2,2 millions de messages en rapport avec la victoire du Maroc face à l’Espagne ont été publiés en 24h - ce qui correspond à 1 107 tweets par seconde au plus haut pic d’activité -, soit 24 % de plus que la victoire de la France face à la Pologne. Sur Google, le mot-clé Morocco a connu une explosion de pic de recherches pendant et après le match de mardi. Le mot-clé a été particulièrement recherché en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Au Zimbabwe et en Somalie, « Morocco » aura carrément été le mot-clé le plus recherché de la soirée de mardi à mercredi.

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