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16.05.2023 à 14 H 56 • Mis à jour le 16.05.2023 à 14 H 58
Par et
Rail

L’expérience marocaine dans le transport ferroviaire mise en avant à Abou Dhabi

Un TGV marocain. ONCF
Le DG de l’ONCF a exposé le plan qui vise la construction progressive de 3 800 km de lignes à vitesse normale et 1 500 km à grande vitesse, suivant un axe atlantique s'étendant de Tanger, porte de l'Europe, à Agadir, porte d'entrée des provinces du sud du Maroc et un axe reliant Casablanca à Oujda dans l'est du Royaume

Le Directeur Général de l'Office National des Chemins de Fer (ONCF), Mohamed Rabie Khlie, a présenté, lundi à Abou Dhabi, l'expérience marocaine dans le domaine du transport ferroviaire, en l'occurrence le train à grande vitesse (TGV) Al Boraq.


S'exprimant à l'occasion de la 17ème édition de la Conférence et du Salon ferroviaire du Moyen-Orient, Khlie a indiqué que ce secteur, géré par l'ONCF, occupe environ 4 000 kilomètres de voies ferrées conformes aux normes internationales, dont environ 200 km LGV (320 km/h).

 

46 millions de voyageurs, 21 MT de marchandises

Il a rappelé que ce réseau ferroviaire qui transporte annuellement 46 millions de voyageurs et 21 millions de tonnes de marchandises et connu pour son rythme rapide d'investissements, a toujours joué un rôle primordial dans le tissu socio-économique du Royaume, pour, ainsi, renforcer sa position à l’échelle internationale en termes de qualité, d'efficacité et de compétitivité.


Dans le cadre de la dynamique et de la vision d'avenir du secteur du transport et de la logistique, le développement du secteur ferroviaire constitue l'une des priorités, avec une stratégie, des caractéristiques et des objectifs clairs, fondés sur un plan managérial ambitieux basé sur une approche participative prévoyant les spécificités du réseau ferré national à moyen et long termes et dont le coût global est estimé à environ 40 milliards d'euros, a souligné le DG de l'ONCF.


Khlie a relevé que ce plan vise la construction progressive de 3 800 km de lignes à vitesse normale et 1 500 km à grande vitesse, suivant un axe atlantique s'étendant de Tanger, porte de l'Europe, à Agadir, porte d'entrée des provinces du sud du Maroc et un axe reliant Casablanca à Oujda dans l'est du Royaume.


Gare TGV de Casa-Voyageurs. Crédit: HSW


Ce plan permettra de généraliser la liaison ferroviaire pour les villes dont la population dépasse 100 000 habitants, soit près de 90 % de la population nationale, en plus de relier les ports et aéroports les plus importants du Royaume, tout en créant 10 centres comme pôles régionaux de correspondance, en organisant et en soutenant l'intégration et la coordination entre les différents modes de transport a-t-il ajouté.


Khlie a indiqué que le schéma transcende les frontières géographiques, en étant conçu en parfaite harmonie avec les schémas de liaison continentaux et régionaux, avec l'Afrique, dans le cadre du projet « Le réseau panafricain intégré de trains à grande vitesse », et avec l'Asie dans le cadre de l'ambitieux projet de relier les chemins de fer des pays arabes, ainsi qu'avec l'Europe dans le cadre du projet d'interconnexion continentale à travers le Détroit de Gibraltar.


Il a indiqué qu'à la lumière de la mise en œuvre de ce schéma directeur, l'histoire contemporaine des chemins de fer marocains reflète fortement ce parcours plein de transformations profondes et radicales qui a caractérisé ce secteur vital, notant dans ce contexte que la dernière décennie a vu l'aboutissement de projets structurants pour moderniser et étendre le réseau, augmenter sa capacité et moderniser ses différentes composantes, conformément à une politique nationale volontariste de développement du secteur.


Dans le sillage de ces investissements coordonnés, homogènes et intégrés, la ligne de train à grande vitesse (Al Boraq) reliant Tanger à Casablanca a également été réalisé en 2018, ce qui a entraîné une transformation radicale du système ferroviaire marocain, comme une solution viable pour répondre à la demande croissante de mobilité des personnes sur l'axe concerné et la disponibilité d'une plus grande capacité pour répondre de manière appropriée à la demande soutenue de transport de marchandises et de logistique, notamment celui lié au port de Tanger Med, au nord du Royaume.


2,3 MM $ investis dans la 1ère LGV

Khlie a expliqué que les composantes de ce projet, qui a nécessité une enveloppe financière de 2,3 milliards de dollars, se manifestaient par la construction d'une double voie ferrée longeant 200 km sur une assiette financière d'une superficie de 1800 hectares, la construction de 12 ponts, l'implantation de deux bases de travaux (94 hectares) et la construction d'un atelier de maintenance des trains, outre l'acquisition de 12 trains à grande vitesse.


Il a souligné à cet égard que le choix a été fait d'adopter un modèle intégré pour ce projet structuré qui englobe toutes les composantes, des études jusqu’à l'exploitation commerciale et de maintenance, avec la préparation de l'élément humain à la faveur de la création d'un institut de formation ferroviaire émérite pour affiner de nouvelles compétences techniques, et renforcer les partenariats pour une coopération constructive et fructueuse avec divers partenaires pour bénéficier de l'expertise, du savoir et des compétences accumulées au fil des années par rapport à cette technologie de pointe.


Gare TGV de Kénitra. Crédit: Takuji Shimmura


Le DG de l'ONCF a poursuivi qu'en tant que symbole de transformation, le train à grande vitesse Al Boraq, qui fonctionne depuis janvier 2022 avec une énergie propre, a enregistré des effets positifs clairs et multidimensionnels, en tant que catalyseur du dynamisme social et économique, et pour l'amélioration du niveau de valorisation et de marketing territorial, soulignant que ses atouts s'étendaient à divers domaines tels que l'aménagement urbain et la valorisation immobilière, ainsi qu'au renforcement de l'attractivité économique et touristique des villes concernées.


Il a mis l’accent sur la poursuite de la mise en œuvre progressive de l'ambitieux schéma directeur, en vue de mener à bien le projet de prolongement de la ligne à grande vitesse vers Marrakech sur une longueur de 390 km, ajoutant que l'Office national des chemins de fer se concentre également sur l'achèvement de toutes les études détaillées nécessaires à la construction d'une ligne ferroviaire à grande vitesse pour le double transport (passagers et marchandises) sur une longueur de 239 km entre Marrakech et Agadir.


Il a indiqué que grâce au prolongement de ces deux lignes sur l'axe atlantique, le réseau national à grande vitesse couvrira cinq destinations majeures du Royaume qui se caractérisent par leur dynamisme, leur poids social et économique, et l'intensité de leurs déplacements quotidiens.


Il est à noter qu'au cours de la conférence, un accord de coopération et d'échange d'expériences a été signé entre l'Office national des chemins de fer et l'Ettihad des trains des Emirats dans le domaine des chemins de fer.


TGVUn wagon de première classe à bord d'Al Boraq, le TGV marocain. Annie Zheng / Business Insider


La dix-septième session de la Conférence et exposition ferroviaire du Moyen-Orient, qui enregistre la participation d'un certain nombre de ministres et de responsables du secteur du transport ferroviaire de plusieurs pays, dont le Maroc, aborde les questions d'innovation et de numérisation, les gares ferroviaires intelligentes, ainsi que la numérisation des services logistiques et des aspects environnementaux.


La rencontre, à laquelle prennent part plus de dix mille participants, dont 400 conférenciers et plus de 300 exposants, abordera également les questions liées à la liaison des ports avec les chemins de fer, ainsi que les questions liées à la durabilité et au financement.


Les sessions de la conférence de deux jours discuteront du rôle des chemins de fer dans la réduction des émissions de carbone, en sus de l'utilisation de l'hydrogène dans la technologie ferroviaire.

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