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05.09.2023 à 16 H 06 • Mis à jour le 05.09.2023 à 16 H 10
Par
Éducation nationale

Rentrée 2023-2024: la feuille de route de Benmoussa pour réussir une année « cruciale »

Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports. Crédit : Mustapha Razi / Le Desk
Alors que les élèves reprennent cette semaine le chemin de l'école, Chakib Benmoussa, fidèle à l'habitude, a consacré la matinée de mardi pour dévoiler les principales nouveautés de cette année scolaire qui vient de démarrer. Une année « cruciale pour la transformation de l'école publique »

Environ 8 millions d’élèves ont rejoint les salles de cours dans les différents établissements du royaume, alors que l’année scolaire 2023-2024 a officiellement débuté en ce début de semaine. Une année scolaire « cruciale  » pour l’avenir de l’éducation nationale, du moins c'est ce que prétend Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, en promettant une année de « transformation », et ce lors d'une conférence de presse tenue ce mardi.


Si « tous les dispositifs ont été mis en place » et « aucun effort n’a été épargné » pour réussir la rentrée, le pari porté par Benmoussa est beaucoup plus important : poursuivre la mise en oeuvre de la feuille de route 2022-2026 afin de construire « l’école de qualité pour tous  ». Un objectif dont il compte se rapprocher davanatge cette année en introduisant un ensemble de nouveautés.


Préscolaire : la généralisation, mais surtout la qualité

L’un des principaux objectifs de la réforme en cours de l’éducation nationale est de garantir une offre préscolaire gratuite et accessible à tous. Cependant, au-delà de la généralisation, l’accent est surtout mis sur la qualité. Benmoussa insiste à plusieurs reprises sur ce point : « La généralisation … mais nullement au détriment de la qualité ».


Tout en se vantant de l’augmentation du nombre de salles préscolaires, passant de 35 806 l’année dernière à 40 506 cette année pour accueillir 661 000 élèves au titre de l’année 2023-2024, il met l’accent sur la gestion et la sélectivité à ce niveau.


Dans cet esprit, il annonce la réduction du nombre des associations chargées de gérer le préscolaire ( de 1 300 associations en 2021-2022 à 660 cette année). Il justifie cette baisse par « une sélection en fonction de la qualité des services fournis par ces associations, des garanties qu’elles offrent et des conditions qu’elles remplissent  ».


En parallèle, le nombre de formateurs a été augmenté. Selon Benmoussa, aux 9 000 formateurs formés l’année dernière, 6 000 nouveaux s’ajouteront cette année. Toujours dans un souci de qualité, ces formateurs ont suivi une formation de base plus longue et plus adaptée aux besoins des élèves.


De nouvelles méthodes d’enseignement

Un autre objectif de la réforme est d’« améliorer la qualité des enseignements ».  Et Benmoussa espère réaliser d'importants progrès dans ce domaine en 2023-2024. La première étape consiste à évaluer les programmes préscolaires à travers des tests de diagnostic qui seront organisés pour tous les élèves de la première année du primaire dans les prochains jours.


Une autre nouveauté rappelée par le ministre est la mise en place des écoles pionnières, qui se démarqueront par leur mode d’enseignement, d’évaluation et de gestion. 630 de ces établissements, gérés par 11 000 personnels, accueilleront environ 322 000 élèves du cycle primaire dès cette année, alors que 2 000 nouvelles écoles seront ajoutées chaque année.


Sur le volet pédagogique, ces écoles adopteront un mode d’enseignement basé sur trois approches : l’approche TARL (Enseigner au bon niveau, ou en anglais teaching at the right level), pour combler les lacunes d’apprentissage, l’enseignement efficace, pour accompagner progressivement les élèves vers la maîtrise des enseignements, et l’enseignant spécialisé, pour assurer une meilleure transmission des connaissances et une assimilation plus profonde par l’élève.


Le TARL, déjà mis en oeuvre de manière expérimentale depuis l'année dernière, sera généralisé pour bénéficier à 400 000 élèves l'année scolaire en cours.


Un « livret de compétence » et des primes

Ces programmes seront évalués et ajustés au fur et à mesure jusqu’à ce que les objectifs souhaités soient atteints. Cette évaluation passera d'abord par les élèves, puis par l’adhésion du personnel de l’école. Dans cette optique, Benmoussa prévoit d'introduire un « livret de compétence  » pour les élèves des classes terminales de chaque cycle.


Avec l’introduction de ce livret, une prime sera aussi instaurée pour les enseignants et autre personnel des établissements concernés. Le montant de cette prime, pouvant atteindre 14 000 dirhams, dépendra des résultats obtenus par les élèves de chaque école.


Les langues et le coding

Comme déjà annoncé par le ministre de l’Éducation nationale, l’année 2023-2024 sera marquée par l’accélération de la généralisation de l’enseignement des langues. Au programme, l’amazighe, avec des cours dispensés dans près de 30 000 classes du primaire et l’anglais, enseigné dès cette rentrée, à 28 % des élèves de la première année du collège et à 62 % de ceux de la deuxième année. La tutelle ambitionne également de « faciliter » et de « moderniser » l’enseignement de l’arabe et du français.


En outre, 75 000 élèves de la cinquième et la sixième années du primaire recevront dès cette année des cours en programmation et de robotique. « Deux matières qui permettent de développer d’importantes capacités intellectuelles, analytiques et créatives chez les enfants », selon Chakib Benmoussa.


Des enseignants acteurs de la transformation

Pour les enseignants et autres acteurs de l’Éducation nationale, Chakib Benmoussa ne promet que de belles choses à partir de cette année scolaire. L'objectif est de mobiliser et de motiver ces personnels pour « accompagner la transformation de l’école publique  ».


Le statut des enseignants devrait bientôt voir le jour, promet le responsable. Alligné sur le statut de la fonction publique, celui-là garantira à l'ensemble du personnel de l’Éducation nationale « les mêmes droits » et le « même parcours professionnel ».


En plus, avec l’arrivée du nouveau statut, des dossiers de longue date devraient également être (enfin) résolus, espère le ministre, citant pour exemple celui des enseignants dits contractuels, et dont 140 000 seront recrutés au sein du ministère, alors que d’autres seront promus.


Et pour motiver davantage les enseignants et rendre ce métier encore « plus attractif », en plus des revenus complémentaires, de nouvelles primes telle que celle de compétence seront instaurées. De plus, un « grade d’excellence » sera créé pour « prolonger la carrière de certains fonctionnaires dont l’avancement professionnel s’arrêtait au niveau de l’échelle 11 », assure le responsable.


En plus des modifications introduites au cursus de formation des enseignants, Benmoussa propose d’autres preuves de qualité : la création d’un Institut de l'enseignement, supervisant la formation, ainsi que le lancement du Forum de l’enseignant dès cette année.

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