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09.09.2023 à 16 H 36 • Mis à jour le 09.09.2023 à 18 H 07
Par et
Reportage

Proche de Ouirgane, l’épicentre du séisme toujours inaccessible

A Ouirgane, à quelques km de l’épicentre, les secours butent sur les éboulements. Crédit: Le Desk
Des secouristes sont à pied d’œuvre à quelques encablures de l’épicentre situé à Ighil au sud-ouest de Marrakech. La zone escarpée a été ondulée par l’onde de choc souterraine du tremblement de terre. Des éboulements ont obstrué la route, rendant difficile l’avancée des sauveteurs

(De nos envoyés spéciaux à Ouirgane et Imgdal, 67 km au sud de Marrakech)


A 1 000 mètres d’altitude, au sud de Marrakech, après les localités de Tahanaout, Moulay Brahim et Asni, toutes durement touchées par le puissant tremblement qui a frappé la province d’Al Haouz, se trouve la commune rurale de Ouirgane, proche de 13 kilomètres environ de l’épicentre. A 7 km, les secours sont à pied d’œuvre pour excaver les gravats qui jonchent la route.


Des pans du bitume ont été emportés dans le ravin. Crédit: Le Desk


Sous les décombres des maisons construites en terre et dont les toitures en bois ou en zinc ont été arrachées et les façades défigurées, les pompiers de la Protection civile et les militaires ont exhumé une trentaine de corps, mais le plus difficile reste encore à faire pour les pelleteuses : ouvrir une brèche pour que les ambulances puissent accéder aux douars qui ont été soufflés par l’onde de choc souterraine.


Les ruelles de Ouiganes dévastées par l'onde de choc. Crédit: Le Desk


« Il y a encore des centaines de personnes dans l’œil du séisme. Nous n’avons aucune certitude sur leur sort, les secours mécanisés n’ont pas encore pu pénétrer la zone », nous confie Marouane, un sauveteur dépêché par les autorités de la province. Une crainte qui laisse présager que le bilan pourrait encore nettement s’aggraver dans les prochaines heures, assure-t-on auprès des différentes sources interrogées sur les lieux par Le Desk.


Des ambulances dépéchées non loin de l'épicentre. Crédit: Le Desk


Des secouristes à pied

Jusqu’ici, seule une enfilade de secouristes, armés de pelles, a pu emprunter la route à pied et marcher le long des kilomètres restants pour atteindre le périmètre le plus sinistré. Dans le ciel, des hélicoptères des Forces armées royales (FAR) assurent des rotations, certainement pour évacuer les blessés les plus graves.


Des pelleteuses dégagent la route qui a été endommagée par le tremblement de terre. Crédit: Le Desk


A l’entrée du petit village d’Imgdal, des dizaines de véhicules de secours sont toujours à l’arrêt, mais nous apprenons de quelques personnes parties en éclaireurs qu’1,5 km plus loin, là où se situe le local de l’association N’fis pour le développement économique et social, plusieurs corps de victimes mortes dans les éboulements sont en train d’être retirés des décombres.



Un poste de commandement avancé a été monté par les militaires, mais l’avancée des marcheurs se fait au pas et au fur et à mesure que les excavatrices dégagent la route.


Regroupés autour des ambulances et des gendarmes, des proches de disparus attendent impatiemment des nouvelles, espérant voir le retour prochain des rescapés du sinistre.

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