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03.12.2023 à 00 H 32 • Mis à jour le 03.12.2023 à 01 H 46
Par
COP28

La BAD lance la première « Green Bank » au Maroc courant décembre

Akinwumi Adesina, Président de la BAD. Crédit: BAD/COP28
Après la Côte d’Ivoire et le Bénin, la Banque africaine de développement (BAD) installe en coopération avec une institution financière locale la première « Banque verte » dans le Royaume. Lancée lors de la COP27 en Égypte, l’Initiative de la Banque verte africaine se définit comme une solution viable et réaliste au manque de financement climatique en Afrique

La Banque africaine de développement (BAD), à travers l’Initiative de la banque verte africaine se prépare au lancement d’une première « Green Bank » (Banque verte) au Maroc avant la fin du mois de décembre, apprend-on en marge de la COP28 qui se tient à Dubaï. Cette « Green Bank » se fera en coopération avec une institution financière locale.


Un an après son lancement lors de la COP 27 en Egypte, l'Initiative de la Banque verte africaines comptabilise ainsi quatre « Green Banks » et a contribué à la capitalisation du mécanisme d'investissement vert du Rwanda dans le cadre de sa mission visant à aider l'Afrique à surmonter ses obstacles au financement climatique.


« La création de quatre banques vertes en Afrique est une réponse innovante au manque de financement climatique mis à disposition à chaque réunion successive de la COP. En mettant en place des facilités d'investissement vert dans des institutions financières au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Maroc et en Égypte, l'initiative vise à doter les banques locales de la capacité technique nécessaire pour attirer le financement climatique des investisseurs internationaux et nationaux », précise la BAD.


Le Maroc et l’Egypte pour l’Afrique du Nord

En mai dernier, la BAD a annoncé le lancement des premières banques vertes en Afrique, grâce à un partenariat avec des institutions financières de Côte d'Ivoire, la Banque nationale d'investissement (BNI), et du Bénin, la Caisse des dépôts et consignations du Bénin (CDC Bénin). En décembre, elle s'associera à des institutions financières au Maroc et en Égypte pour le lancement de banques vertes en Afrique du Nord.


 « Le fait que les gouvernements et les institutions financières africaines aient placé les banques vertes en tête de l'agenda montre que l'Afrique prend en main ses besoins en matière de financement climatique », a déclaré Audrey-Cynthia Yamadjako, coordinatrice de l'Initiative des Banques vertes en Afrique. Et d’ajouter : « le financement estimé nécessaire aux pays africains pour honorer leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) à l'Accord de Paris est d'environ 2 800 milliards de dollars. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps pour résoudre le manque de financement climatique en Afrique ».


Bien qu’elle soit l’une des régions du monde les plus vulnérables au changement climatique, l’Afrique ne reçoit que 3 % du financement climatique mondial. Cela rend le continent de plus de 1,4 milliard d’habitants extrêmement vulnérable aux chocs climatiques mortels, car les projets résilients et adaptés au climat ne peuvent pas être déployés au rythme requis, argumente la BAD.


« Les pays développés ont promis 100 MM $ par an pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique lors de la COP 15 en 2009, mais ce financement n’a pas été au rendez-vous », ajoute la BAD. « Des doutes persistent quant au changement de situation lors de la COP 28 à Dubaï. En réponse au manque de financement, l’Initiative des banques vertes africaines déploiera un grand nombre de banques vertes à travers le continent au cours des années à venir », estime l’institution financière panafricaine.


Les « Green Banks » ou les facilités d'investissement vert sont des instruments financiers mixtes placés dans des institutions financières existantes ou créés de toutes pièces, qui ont la capacité technique et financière d'attirer des financements climatiques de la part d'investisseurs internationaux et locaux. Ils surmontent les obstacles traditionnels à l’investissement, rendant les projets climatiques potentiels plus attractifs et moins risqués pour les investisseurs et les fonds climatiques.


Le problème n’est pas tant le manque de financement climatique dans le monde (une idée fausse très répandue) mais plutôt le fait que les institutions et les souverains africains doivent développer des stratégies climatiques claires qui incluent des modèles de financement mixte qui peuvent réduire les risques d’investissement pour permettre la participation du secteur privé. Outre la mise en place de nouvelles installations climatiques dans les institutions partenaires, l'initiative contribue également à financer les banques vertes dirigées par le gouvernement et déjà créées.


Une première capitalisation au Rwanda

En octobre, la BAD et le Fonds vert pour le climat ont aidé à lever des fonds concessionnels pour la banque verte du Rwanda, Ireme Invest, et ont participé à la capitalisation totale de la banque de 142 millions de dollars (M $) auprès d'agences de développement, dont Danida du Danemark, l'Agence française de développement (AFD), le Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni (FCDO) et le SIDA de Suède, ainsi que le Fonds de partenariat climatique mondial (GCPF) et la Banque européenne d'investissement (BEI).


D’ici 2030, l’Initiative des Banques vertes africaines vise à soutenir la création d’un écosystème de facilités d’investissement vert d’une valeur pouvant atteindre 1,5 MM $ dans à travers le continent. « La somme de ces activités signifie que chaque banque verte sera en mesure de lever des fonds qui pourront être investis dans des projets climatiques transformateurs, plaçant ainsi l’Afrique dans une bien meilleure position pour lutter contre le changement climatique », promet la BAD.

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