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10.05.2024 à 02 H 28 • Mis à jour le 10.05.2024 à 02 H 29
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Coopération

Sommet sur les engrais à Nairobi : Rabat propose quatre projets stratégiques à l’Afrique

Nasser Bourita au Sommet africain sur les engrais et la santé des sols de Naïrobi au Kénya. Crédit : Maroc Diplomatie
Le Maroc propose une coopération stratégique avec les pays africains en matière de développement agricole à travers quatre projets : un Consortium Africain pour l'Innovation en Agriculture, un Programme Panafricain de Formation et de Certification en Gestion des Sols, une Initiative de Financement des Infrastructures Agricoles Vertes et un Observatoire africain des données et analyses des sols

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita qui représentait le Maroc au Sommet africain sur les engrais et la santé des sols de Nairobi au Kénya a déclaré que développement agricole et la sécurité alimentaire ne constituent pas seulement une priorité stratégique pour le Maroc, mais représentent aussi les principaux objectifs de la coopération Sud-Sud.


Aussi, Maroc a entrepris de partager son expérience et ses bonnes pratiques avec les autres pays africains a dit Bourita, expliquant que la démarche marocaine privilégie l’établissement de partenariats durables.


Il a dans ce sens rappelé le lancement lors de la COP22 de l’Initiative Triple A pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine au changement climatique, ainsi que l’Initiative Triple S, lancée en 2016 avec la République du Sénégal, et qui vise à soutenir la Soutenabilité, la Stabilité et la Sécurité en Afrique.


Le Royaume le fait aussi sur le plan bilatéral, avec plusieurs pays africains (Ethiopie, Nigéria …), a poursuivi le ministre, précisant que c’est dans ce cadre aussi que s’inscrit l’action du groupe OCP en Afrique.


OCP, principal acteur dans les engrais

Ainsi, en réponse à la flambée des prix des fertilisants et aux défis de sécurité alimentaire, l’OCP a consolidé sa présence et son action en Afrique à travers l’ouverture de 12 représentations aux quatre coins du continent et le renforcement de la production et de la distribution d'engrais, à travers le lancement de 8 projets industriels en Afrique, dont 3 nouvelles plateformes de stockage et de mélange, a-t-il noté.


Il s’agit aussi du lancement de 46 projets de développement à travers l'Afrique, axés sur l'amélioration de la fertilité des sols et la formation agronomique, afin de promouvoir des pratiques agricoles durables, et le développement d’initiatives telles que le programme Agribooster, qui offrent un soutien complet aux agriculteurs, incluant l'accès aux engrais et aux semences  ou encore le programme Farm&Fortune Hubs, qui transforme les petites exploitations en entreprises agricoles productives, a rappelé le ministre.


Pour répondre aux besoins de l'Afrique, le groupe OCP lui a consacré 20 % de sa production d'engrais, tout en offrant 180 000 tonnes d’éléments nutritifs du sol à titre d’aide, et 370 000 tonnes à prix réduit, a affirmé Bourita, précisant que ces volumes représentent respectivement 16 % de la demande africaine actuelle et 25 % des ventes du groupe sur le continent.


Le groupe prévoit d'augmenter sa production de 2 millions de tonnes cette année, soulignant ainsi son engagement envers une agriculture africaine.


L’offre du Maroc pour le continent

À travers cette présence, l’OCP se positionne aujourd’hui en Afrique comme le principal fournisseur d’engrais mais aussi le principal pourvoyeur de savoir-faire agricole, particulièrement à travers des Laboratoires ambulants déployés dans plusieurs pays du continent.


Le ministre a par ailleurs affirmé que pour être résolu et volontariste, l’engagement du Maroc en faveur de l’agriculture africaine prend tout son sens dans la conjugaison des efforts de tous, plaidant, dans cet esprit, pour la création d'un Consortium Africain pour l'Innovation en Agriculture.


Une telle plateforme coordonnerait l'amélioration de l'utilisation des engrais et la santé des sols à travers le continent, facilitant le partage des technologies et le développement conjoint de politiques incitatives, a soutenu Bourita.


Le ministre a aussi plaidé pour l'établissement d'un Programme Panafricain de Formation et de Certification en Gestion des Sols, estimant que ce programme contribuerait à élever les standards de gestion des sols et à promouvoir des pratiques durables, à travers des centres de formation régionaux et une certification panafricaine.


Il s’agit aussi de la mise en place d’une Initiative de Financement des Infrastructures Agricoles Vertes, a dit Bourita, expliquant que cette initiative soutiendrait le développement d'infrastructures agricoles durables, incluant notamment la création d'un fonds pour des projets d'irrigation éco-responsables, ainsi que des incitations pour les investissements privés dans des technologies respectueuses de l'environnement.


Le ministre a également plaidé pour la création d’un Observatoire africain des données et analyses des sols, faisant savoir que cette structure aurait mandat pour compiler et mettre à disposition des pays africains des données précises et actualisées pour améliorer la prise de décision en agriculture, mettant à profit l'utilisation de technologies avancées, comme les satellites.

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