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01.03.2025 à 16 H 34 • Mis à jour le 01.03.2025 à 16 H 36
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Médicament

L’AMMPS ouvre les négociations avec les syndicats des pharmaciens d’officine

Réunion tenue le 28 février 2025 entre l’AMMPS et les syndicats des pharmaciens. Crédit: AMMPS.
Après avoir brandi la carte de la grève, à la suite d’un premier malentendu, les centrales syndicales des pharmaciens d’officine ont été reçus le 28 février par le directeur général de l’Agence marocaine du médicament dans le cadre d’une réunion de travail. Selon les deux parties, cette réunion aurait constitué un pas dans la bonne direction

Ayant promis une escalade des tensions, les centrales syndicales des pharmaciens ne semblent toujours pas satisfaits. Malgré une réunion tenue le 28 février avec l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS), ceux-ci attendent toujours de rencontrer le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, pour passer à la mise en œuvre de l’accord signé en avril 2023, alors que Khalid Ait Taleb dirigeait le département.


Les quatre syndicats, à savoir la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM), la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, l’Union nationale des pharmaciens du Maroc et le Syndicat national des pharmaciens du Maroc (SNPM) avaient été conviés à cette nouvelle réunion avec le directeur général de AMMPS, Samir Ahid,  pour faire avancer les discussions autour de leur dossier revendicatif, après qu’il avaient menacé d’un nouveau feuilleton de grèves.


Ceux-ci, dénonçant le « refus du directeur général de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé d’engager le dialogue avec les centrales syndicales des pharmaciens  », avaient réitéré leur « refus catégorique de toute approche visant à diviser les rangs de la profession et les efforts des instances syndicales, dans une tentative de l’Agence de favoriser des agendas préétablis qui pourraient mettre en péril l’ensemble du secteur  ».


Dans un communiqué parvenu au Desk, l’AMMPS indique que, dans le prolongement de cet accord qui vise à « structurer » et à « renforcer  » le dialogue autour des enjeux du secteur, « les discussions ont porté sur des sujets clés aspirant à renforcer le rôle central du pharmacien d'officine, tels que la régulation du circuit du médicament et des autres produits de santé, le droit de substitution, le prix des médicaments, ainsi que d’autres dossiers préoccupant les pharmaciens d’officine  ».


Lors de cette rencontre, poursuit la même source, les représentants syndicaux ont exposé leurs attentes vis-à-vis de l’Agence, « mettant en exergue les défis réglementaires, les tensions d’approvisionnement, les contraintes liées aux conditions d’exercice de la profession ainsi que les limites structurelles de leur modèle économique face aux évolutions récentes du secteur ».


Les quatre organisations syndicales ont, par ailleurs, insisté sur « l’importance d’un dialogue renforcé et d’une concertation continue entre l’AMMPS et l’ensemble des professionnels du secteur, afin d’instaurer un cadre de travail optimal et pérenne, en parfaite adéquation avec les réalités du terrain et les enjeux de santé publique ».


Un délais de 10 jours

Joint par Le Desk, Mohamed Lahbabi, président de la Confédération nous confie : « Le directeur de l'agence a été très réceptif à toutes nos doléances et très collaboratif. Et notre première impression c’est qu’il veut travailler et faire avancer les choses, mais dans la limite de ses prérogatives ».


Les syndicats des pharmaciens attendent  depuis des mois la reprise du dialogue avec la tutelle puisque plusieurs sujets points liés à la réforme du secteur restent en stand-by. Leurs revendications se rapportent aussi bien à l’organisation de la profession, la fixation des prix des médicaments, la situation financière des pharmaciens d’officine, l'approvisionnement, leurs marges sur certains médicaments et l'extension de leur compétences en matière de prestation de base.


La réunion aurait ainsi permis de réaliser des progrès sur quelques sujets, selon ce pharmacien et syndicaliste. « Pour ce qui relève des prérogatives de l’agence, on a mis des deadlines pour une application dans les 10 jours à venir », indique Lahbabi, soulignant qu’une autre réunion est aussi prévue dans cet intervalle.


Or, notre interlocuteur ne peut que faire part de la déception des professionnels du secteur. «  La mise en application de plusieurs de nos revendications relève du circuit parlementaire. Mais cela ne rentre pas dans les prérogatives de l’agence, mais du ministre de la santé lui-même  », souligne-t-il.  Selon Lahbabi, « la seule prérogative qui a été attribuée à cette agence, c'est le pouvoir exécutif. Elle n'a même pas le droit de proposer des lois  ».


Pour le moment, après avoir au départ demandé une réunion avec le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, les syndicats des pharmaciens, apprend-on comptent demander une audience avec le ministre de la Santé. « Chose qui sera faite dès lundi », affirme notre interlocuteur.

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