PLF 2026 : le gouvernement anticipe des recettes en hausse et un déficit revu à la baisse
Le Projet de loi de finances (PLF) 2026, adopté par le gouvernement et présenté en Conseil des ministres le 19 octobre, devrait mobiliser des ressources totales de 712,6 milliards de dirhams (MMDH), contre 657,8 MMDH en 2025, soit une progression de 8,3 %.
Les charges globales de l’État devraient quant à elle atteindre 761,3 MMDH, en hausse de 5,5 %, avec un déficit budgétaire attendu à 107,6 MMDH, contre 126,4 MMDH l’an dernier.
Amélioration des recettes de l’État
Les recettes ordinaires du budget général devraient s’établir à 421,3 MMDH, en progression de 14,2 %. Elles proviendraient principalement des impôts indirects (167,9 MMDH) et des impôts directs et taxes assimilées (165,7 MMDH), suivis des produits des monopoles et participations de l’État (27,5 MMDH) et des droits d’enregistrement et de timbre (24,3 MMDH).
Le produit de l’impôt sur les sociétés devrait augmenter de 28,9 %, à 95,6 MMDH, tandis que l’impôt sur le revenu progresserait de 6 %, à 64,7 MMDH. Les recettes de TVA seraient de 122,4 MMDH (+11,8 %), et celles de la TIC sur les produits énergétiques et les tabacs manufacturés progresseraient respectivement de 18,4 % et 29,3 %. Quant aux recettes d’emprunt à moyen et long termes, elles devraient s’établir à 123 MMDH, en légère baisse de 1,6 %.
Une hausse des différentes dépenses en 2026
Les dépenses de fonctionnement du budget général devraient s’élever à 347,5 MMDH (+8,3 %), dont 195,3 MMDH consacrées aux dépenses de personnel, 93,7 MMDH pour le matériel et 45,5 MMDH pour les charges communes.
Les crédits d’investissement devraient atteindre 136,1 MMDH (+5,9 %), auxquels s’ajouteraient 79,5 MMDH de crédits d’engagement et 13 MMDH de crédits reportés, portant le total disponible pour les investissements à 228,6 MMDH.
Les intérêts et commissions de la dette publique devraient représenter 44 MMDH, répartis entre 33,8 MMDH pour la dette intérieure et 10,3 MMDH pour la dette extérieure, alors que les amortissements de la dette à moyen et long termes sont prévus à 64,2 MMDH. Les Comptes spéciaux du Trésor (CST) mobiliseraient pour leur part 167,5 MMDH, et les Services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) 2 MMDH.
Investissement public : focus sur EEP, collectivités et Fonds Mohammed VI
L’effort d’investissement global pour l'exercice 2026 devrait s'établir à 380 MMDH. Les établissements et entreprises publics (EEP) mobiliseraient 179,7 MMDH, le budget général, les CST et les SEGMA 132,8 MMDH, le Fonds Mohammed VI pour l’investissement 45 MMDH et les collectivités territoriales 22,5 MMDH.
Les programmes des EEP couvriraient l’énergie, les télécommunications, l’habitat, l’agriculture, l’eau potable, les phosphates et les transports. Les collectivités territoriales concentreraient leurs budgets sur les infrastructures de voirie et d’assainissement, les équipements culturels et sportifs, ainsi que sur les aménagements d’espaces verts.
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