À Tanger, les Lions de l’Atlas enchaînent un 17ᵉ succès et affirment leurs ambitions avant la CAN 2025
Les Lions de l’Atlas célèbrent leur but face au Mozambique. Crédit : MAP
Devant plus de 61 000 spectateurs venus célébrer la réouverture du Grand Stade de Tanger modernisé, la sélection marocaine a signé une nouvelle victoire maîtrisée, prolongeant une série exceptionnelle. Depuis le 26 mars 2024 et un nul vierge contre la Mauritanie, les Lions de l’Atlas ne cessent de gagner. Un rythme qui leur a permis, en octobre dernier face au Congo, de s’emparer du record du monde de victoires consécutives jusque-là détenu par l’Espagne (15 succès entre 2008 et 2009).
Cette dynamique victorieuse, les coéquipiers de Yassine Bounou l’ont prolongée sans trembler face à un Mozambique regroupé et rarement dangereux. Dès l’entame, le pressing marocain a contraint les visiteurs à défendre très bas. Après un premier coup franc puis un corner dans les quatre premières minutes, Abdessamad Ezzalzouli débordait sur la gauche et adressait un centre dans la surface. Le ballon, bien négocié par les joueurs offensifs, revenait sur Azzedine Ounahi qui ajustait Siluane Ernan d’un tir placé du gauche. Un but précoce, symbole du contrôle exercé tout au long de la rencontre.
Les occasions se sont ensuite multipliées. El Kaabi a manqué de peu la cible sur une tête (29e), tandis qu’Ezzalzouli obligeait le gardien mozambicain à une belle parade (24e). Brahim Diaz a également failli trouver la faille (38e), mais sans réussite. Première titularisation pour Anass Salah-Eddine, solide défensivement et participatif offensivement, qui a laissé entrevoir un profil intéressant pour la suite.
Domination mais maladresses marocaines
Après la pause, le scénario s’est répété : domination marocaine, possession haute, transitions rapides mais maladresse dans le dernier geste. Ezzalzouli a tenté une reprise acrobatique brillante, Igamane a apporté de l’intensité dès son entrée, En-Nesyri s’est procuré une belle opportunité sur une ouverture de Bounou, cependant rien ne s’est ajouté au tableau d’affichage. Même le penalty obtenu à l’heure de jeu n’a pas été converti par El Kaabi, privant les Lions du but du break.
Du côté mozambicain, seule une incursion d’Elias Pelembe (52e) a fait frémir le public tangérois, mais sans conséquence. Pour le reste, Bounou n’a eu qu’à gérer quelques relances : « Yassine n’a presque pas touché le ballon et l’adversaire n’a pas cadré un seul tir », a souligné Walid Regragui en conférence de presse.
Le sélectionneur s’est d’ailleurs montré pleinement satisfait de l’état d’esprit affiché. « Nous avons beaucoup d’armes et différentes manières de jouer », a-t-il affirmé, tout en rappelant que l’équipe sait désormais « gérer chaque match » même lorsqu’elle bute sur un bloc très resserré. La solidité défensive demeure une fierté : malgré l’absence de cadres comme Achraf Hakimi ou Nayef Aguerd, le Maroc n’a pas concédé de but. « Je suis confiant quant à la solidité de notre arrière-garde », a insisté Regragui.
Le technicien a également mis en avant le rôle du public, dont il appelle le soutien « peu importe les résultats ». Une référence aux U17, galvanisés par les supporters jusqu’en huitièmes de finale du Mondial malgré des débuts compliqués. Il a par ailleurs salué les prestations de Saïss, Ounahi — buteur et homme du match — Hamza Igamane et Anass Salah-Eddine pour sa première cape.
Dans un mois à peine, le Maroc lancera sa Coupe d’Afrique des Nations, organisée à domicile du 21 décembre au 18 janvier. D’ici là, les Lions auront une nouvelle opportunité de renforcer leur confiance, toujours à Tanger, mardi prochain face à l’Ouganda. En cas de victoire, la série pourrait encore s’allonger, accentuant l’aura d’une équipe qui avance avec assurance vers son grand rendez-vous continental.
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