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26.11.2025 à 08 H 03 • Mis à jour le 26.11.2025 à 11 H 57
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Social

Akhannouch : « Un saut qualitatif » dans la réduction des disparités territoriales

Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch devant la Chambre des conseillers Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch devant la Chambre des conseillers. Crédit : MAP
À la Chambre des conseillers, le Chef du gouvernement a défendu, chiffres à l’appui, le bilan du Programme de réduction des disparités territoriales et sociales, et promet une nouvelle génération d’actions au service de la justice spatiale

Le Programme de réduction des disparités territoriales et sociales n’est pas une simple mécanique technocratique : il constitue une expérience de gouvernance exemplaire qui a permis de corriger des inégalités « accumulées durant plusieurs décennies », a affirmé, mardi à la Chambre des conseillers, Aziz Akhannouch. Répondant à une question sur « le développement territorial et les enjeux de la justice spatiale  », le Chef de l’Exécutif a insisté sur l’objectif d’accompagner les zones rurales et montagneuses dans leur réhabilitation, en améliorant les indicateurs d’inclusion et l’accès des femmes rurales à la formation et à l’emploi.


Cette stratégie, a-t-il expliqué, repose sur l’idée que les villages, les montagnes et les oasis « ne sont pas de simples espaces géographiques, mais des lieux chargés d’identité et de mémoire », où la justice territoriale se joue dans l’accès effectif aux services publics essentiels.


Désenclavement : routes, eau et électricité en progression

Dans le domaine des infrastructures de mobilité, 26 509 km de routes et pistes rurales ont été construits ou entretenus. À cela s’ajoutent 223 ouvrages d’art édifiés ou reconstruits, portant de 791 en 2016 à 1 104 en 2023 le nombre de communes correctement reliées (+40 %).


L’accès à l’eau potable a également progressé : 32 000 opérations de raccordement individuel ou mixte, 725 systèmes de production d’eau, l’extension de 1 000 km de réseau, permettant à 859 communes de bénéficier d’un bon approvisionnement, contre 710 en 2016 (+20 %).


Sur le volet de l’électrification rurale, 1 135 douars ont été alimentés et 1 137 km de réseau ont été étendus. Résultat : 831 communes disposent aujourd’hui d’un accès fiable à l’électricité, contre 627 en 2016 (+32 %).


Santé, éducation : montée en gamme des services publics

La réhabilitation des infrastructures éducatives a porté sur 4.142 constructions et reconstructions d’établissements, l’acquisition de 1 508 bus scolaires, et 139 opérations d’équipement. Les communes offrant des services éducatifs de qualité sont ainsi passées de 614 à 773 (+13 %).


Dans la santé, 987 opérations de construction, reconstruction, extension ou réhabilitation ont été menées, accompagnées de 884 opérations d’équipement et de l’acquisition de 820 ambulances. Le nombre de communes bien couvertes en services sanitaires est passé de 480 à 721 (+19 %).


Ces réalisations cumulées constituent un « véritable saut qualitatif », estime Akhannouch, soulignant que 743 communes disposent désormais de l’ensemble des services de base, contre 502 en 2016 (+48 %).


PLF 2026 : cap sur les centres ruraux émergents

Le Chef du gouvernement a assuré que le Projet de Loi de finances 2026 prolonge cette dynamique en consacrant 2,8 milliards de dirhams (MMDH) au développement de 36 centres ruraux pilotes. Ces pôles territoriaux devront favoriser la convergence des investissements publics et privés, des infrastructures, des services et de l’emploi.


Dans la continuité des Hautes Orientations Royales, un programme prioritaire touche déjà 77 centres ruraux émergents dans tout le Royaume, amorçant un « développement rural intégré fondé sur l’inclusion et la durabilité ».


Pauvreté en recul, investissements en hausse

Akhannouch a mis en avant une baisse notable du taux de pauvreté multidimensionnelle : 11,9 % en 2014 contre 6,8 % en 2024. Les hautes orientations royales ont permis, dit-il, de générer des « dynamiques de développement » qui renforcent l’accessibilité et la compétitivité des régions.


L’investissement public est présenté comme le bras armé de cette justice spatiale : +86,8 % entre 2020 et 2025 pour atteindre près de 380 MMDH en 2026. Cette hausse soutient notamment l’accès aux soins et à l’éducation.


Santé, éducation : une nouvelle génération de services

Dans la santé, 1 400 centres de soins primaires seront opérationnels à la fin de l’année, dont deux tiers en zones rurales et enclavées, en parallèle de la généralisation des hôpitaux universitaires et de la mise en place progressive des Groupements sanitaires territoriaux (GST).


Dans l’éducation, le gouvernement revendique un taux de scolarisation de 83 % au préscolaire, 100 % au primaire et 80 % au collège. Les programmes de soutien social profitent à 217 000 élèves en internat et 80 000 en cantines scolaires, tandis que l’aide sociale directe soutient 3,2 millions d’enfants. Le modèle des « écoles pionnières » est appliqué à 4 626 écoles primaires et 786 collèges, contre 3 400 établissements l’an dernier.


Dynamique économique régionale et soutien aux TPME

Selon Akhannouch, l’approche territoriale de l’investissement soutient les TPME, qui représentent plus de 90 % du tissu entrepreneurial marocain, avec une contribution publique équivalant à 30 % du coût des projets validés. Une politique visant à faire des territoires les « principaux bénéficiaires de la croissance ».


Une équité territoriale « au cœur du mandat »

Pour le Chef du gouvernement, toutes les garanties ont été réunies pour que le développement territorial soit « le grand gagnant » du mandat en cours, assurant une équité concrète et mesurable.


La nouvelle étape décrite par Akhannouch se veut celle d’une « répartition équitable des fruits de la croissance  » entre tous les territoires et citoyens, conformément aux discours royaux, en particulier celui du Trône.

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