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26.02.2026 à 15 H 24 • Mis à jour le 26.02.2026 à 15 H 37
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Bourse

Maroc Telecom prépare un nouveau programme de rachat d’actions

Tour Maroc Telecom à Rabat La tour Maroc Telecom à Rabat. Crédit : David Rodrigues / Le Desk
À l’occasion de son assemblée générale du 28 mars, Maroc Telecom proposera d’abroger par anticipation son programme de rachat d’actions en cours et d’en lancer un nouveau, plafonné à 255 millions de dirhams et couvrant jusqu’à 0,17% du capital. Le dispositif, étalé sur 18 mois et adossé à un contrat de liquidité, vise à encadrer les interventions sur le titre sans modifier la structure du capital

Maroc Telecom s’apprête à revoir son dispositif de rachat d’actions. À l’occasion de son assemblée générale ordinaire prévue le 28 mars, l’opérateur proposera à ses actionnaires de mettre un terme anticipé au programme actuellement en vigueur et d’autoriser simultanément un nouveau mécanisme, assorti cette fois d’un contrat de liquidité.


Le programme en cours, validé lors de l’assemblée générale du 27 mars 2025, devait initialement arriver à échéance en octobre 2026. Il serait finalement interrompu à compter du 10 avril 2026. Cette décision ouvre la voie à un nouveau cadre d’intervention sur le titre, dont les paramètres ont été arrêtés et intégrés dans la notice d’information visée par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).


Un plafond fixé à 0,17 % du capital

Le futur programme porterait sur un maximum de 1,5 million d’actions, soit environ 0,17 % du capital social d’Itissalat Al-Maghrib, en incluant les titres susceptibles d’être mobilisés dans le cadre du contrat de liquidité. L’enveloppe financière globale serait plafonnée à 255 millions de dirhams (MDH).


L’autorisation sollicitée couvrirait une période de 18 mois, avec une fenêtre d’exécution allant du 10 avril 2026 au 9 octobre 2027, sous réserve de l’approbation des actionnaires.


Les interventions sur le marché seraient encadrées par une fourchette de prix clairement définie. Le prix maximum d’achat serait fixé à 170 dirhams (DH) par action, tandis que le prix minimum de vente serait arrêté à 78 DH hors frais. Le financement de l’opération serait assuré exclusivement par la trésorerie disponible du groupe, sans recours à l’endettement.


Un contrat de liquidité adossé au dispositif

Le nouveau programme s’accompagnerait de la mise en place d’un contrat de liquidité, conformément aux textes encadrant les rachats en Bourse par les sociétés anonymes, notamment la loi 17-95 relative aux sociétés anonymes et les décrets d’application fixant les modalités et plafonds de détention.


Le volume d’actions affecté à ce contrat ne pourrait en aucun cas excéder 300 000 titres, soit 20 % du nombre total d’actions visées par le programme de rachat, ou la limite maximale autorisée par la réglementation si celle-ci devait être inférieure.


Le dispositif n’a pas vocation à modifier la structure du capital ni à procéder à une annulation de titres. Il ne prévoit ni réduction du capital social ni ajustement de la répartition actionnariale. Il s’inscrit davantage dans une logique d’animation du marché et de gestion technique du titre.


Un signal de gestion active du titre

Au-delà de l’aspect formel, l’opération traduit la volonté de Maroc Telecom d’adapter ses outils financiers aux conditions de marché. Le rachat d’actions constitue un instrument classique de gestion boursière, permettant d’intervenir sur la liquidité du titre et de soutenir, le cas échéant, la fluidité des échanges.


Avec un plafond limité à 0,17 % du capital, l’impact potentiel sur les équilibres financiers du groupe demeure mesuré. L’enveloppe de 255 MDH apparaît proportionnée à la taille de l’opérateur et compatible avec le maintien de sa politique de distribution de dividendes.


La résiliation anticipée du programme précédent, remplacé par un nouveau cadre actualisé, témoigne ainsi d’une approche de gouvernance dynamique, visant à ajuster les instruments financiers aux exigences réglementaires et aux réalités du marché, sans altérer la structure capitalistique de l’entreprise.

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