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09.05.2026 à 03 H 24 • Mis à jour le 09.05.2026 à 06 H 30
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Militaire

African Lion 2026 : les FAR et les forces américaines clôturent leur plus grande manœuvre commune en Afrique

Lors de l’exercice African Lion 2026, à Tan Tan. Crédit : US Army
L’exercice militaire combiné maroco-américain « African Lion 2026 » s’est achevé vendredi à Cap Draâ, au nord de Tan-Tan, par des manœuvres aériennes et terrestres multidomaines réunissant plus de 5 000 militaires issus d’une quarantaine de pays. L’édition a marqué l’introduction de l’intelligence artificielle et de systèmes autonomes avancés sur le terrain. Les détails

La clôture de l'exercice African Lion 2026 s’est tenue ce vendredi en présence du Général de Corps d’Armée Mohammed Berrid, Inspecteur Général des Forces Armées Royales et Commandant la Zone Sud, et du Général d’Armée Dagvin Anderson, Commandant du Commandement américain pour l’Afrique, AFRICOM. Les unités militaires y ont exécuté des manœuvres structurées autour de trois vignettes multidomaines : « défense dans la profondeur », « attaque dans la profondeur » et « contre-attaque ».


Dans le volet défensif, des opérations terrestres appuyées par l’artillerie ont été menées pour ralentir la progression d’un ennemi simulé, avec le concours d’un bombardier américain B-52 escorté par des F-16 marocains. La séquence d’attaque dans la profondeur a mobilisé des robots d’assaut et des systèmes de feux synchronisés multidomaines, tandis que la phase de contre-attaque a engagé des chars Abrams, des unités d’infanterie embarquées sur véhicules légers et des hélicoptères Apache des Forces Royales Air. Les forces spéciales américaines ont également conduit un assaut avec armes individuelles, soutenu par des véhicules d’appui-feu sans pilote et des systèmes de fumigènes par drones.


IA, drones et systèmes autonomes au cœur du dispositif

Cette édition s’est distinguée par l’intégration poussée de technologies avancées : systèmes de commandement et de contrôle C2, dispositifs anti-drones, intelligence artificielle et systèmes de tir télécommandés. Le lieutenant-colonel Yassine Semlali, commandant adjoint des opérations de terrain, a souligné que l’exercice a permis de tester en conditions réelles des dispositifs autonomes directement engagés dans les lignes tactiques de combat.


Benjamin Ziff, chef de mission adjoint à l’ambassade des États-Unis, a relevé que l’intégration de capacités autonomes et semi-autonomes aux forces conventionnelles a considérablement renforcé la coopération entre les participants, offrant une occasion unique de tester conjointement de nouvelles technologies et de mieux se préparer aux défis liés à l’évolution de la nature des conflits.


En marge de la cérémonie de clôture, les FAR ont réceptionné un deuxième lot de sept hélicoptères de combat Apache AH-64, portant à treize le nombre total d’appareils livrés depuis 2025. Le capitaine Adnane Ma El Aïnin, de l’escadron Apache, a noté que cette édition marque la première participation d’un escadron marocain de ces appareils aux côtés des forces aériennes américaines dans un cadre multinational.


Un partenariat stratégique de 250 ans mis en scène

Le Général Anderson a qualifié l’exercice de « symbole du partenariat stratégique de longue date entre les États-Unis et le Maroc », saluant le rôle de leadership du Royaume en Afrique et sur la scène internationale. Il a par ailleurs mis en avant la dimension humanitaire de cette édition, qui inclut pour la première fois des opérations de soins médicaux à Dakhla et au Sahara marocain, avec la volonté exprimée de les développer à l’avenir.


L’exercice, lancé le 27 avril dernier à l’État-Major de la Zone Sud à Agadir, s’est déroulé dans plusieurs régions du Royaume, dont Cap Draâ, Benguérir, Agadir, Taroudant, Dakhla et Tifnit. Outre les activités tactiques terrestres, aériennes et maritimes, le programme a intégré un exercice de lutte contre les armes de destruction massive, un hôpital médico-chirurgical de campagne à Taroudant et une campagne médicale au profit des enfants à Dakhla. Plus de 5 000 militaires issus d’une quarantaine de pays y ont participé, aux côtés d’observateurs représentant 17 nations.

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