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14.02.2022 à 12 H 01 • Mis à jour le 14.02.2022 à 12 H 03 • Temps de lecture : 2 minutes
Par
International

À Boston, le mouvement américain Moorish rappelé à l’ordre par la justice

Un juge fédéral a rejeté vendredi, le port d'une affaire devant la cour fédérale de Boston, selon Universal Hub. Le mis en cause fait partie de la communauté du Moorish Temple, convaincue d'être les premiers à avoir peuplé le pays, et pensent être au dessus de la loi. L'affaire concerne 10 hommes et un adolescent qui ont eu une confrontation armée avec la police. Ils sont accusés de nombreuses violations, notamment concernant les armes à feu dans l'État du Massachusetts.


Selon le Moorish Temple, ils sont citoyens du « gouvernement national libre du Maroc », et premiers aborigènes de l'Amérique du Nord. De ce fait, ils plaident le deuxième amendement de la Constitution américaine, qui octroie à tout citoyen américain le droit de constituer une milice pour veiller à la sécurité de l'État. Lors de cette rencontre avec la police, ils se rendaient tous à une formation armée dans le Maine.


Cette communauté clame haut et fort qu'un traité, signé en 1787 entre les États-Unis et le Maroc, les exempte de toute loi américaine. Cependant aucune trace de cet accord ne subsiste. Le fondateur du Moorish Temple, qui se fait appeler Noble Drew Ali, est le réel prophète de l'Islam, selon ses disciples. Leur religion est un mélange de principes musulmans, bouddhistes, taoïstes ou encore francs-maçons.


On recense aujourd'hui près de 3 000 Américains, membres du Moorish Science Temple of America, avec 75 structures à travers le pays. De confession musulmane, ses membres, qui portent tous des tarbouches de par leurs supposées origines marocaines, prétendent avoir peuplé les États-unis avant l’arrivée de Christophe Colomb.

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