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03.10.2024 à 23 H 42 • Mis à jour le 03.10.2024 à 23 H 42
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Evènement

PPP et innovation : ce qu’il faut retenir des 2èmes Assises des Industries Culturelles et Créatives

Neila Tazi, présidente de la FICC à l’ouverture des AICC 2024. crédit: MAP
La Fédération des Industries culturelles et créatives (FICC), présidée par Neïla Tazi, a annoncé qu’elle présentera sa proposition pour un statut spécifique à l'entreprise culturelle d’ici fin 2024. La fédération a également annoncé qu’elle travaille sur l’élaboration d’une proposition de loi sur le mécénat

Les 2èmes Assises des Industries Culturelles et Créatives (ICC), co-organisées à Rabat les 2 et 3 octobre par le ministère de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication et la Fédération des Industries culturelles et créatives (FICC) de la CGEM, avec le soutien de l’Union Européenne, ont été l’occasion de débattre autour des enjeux du secteur au potentiel considérable, qui mérite une attention particulière et concertée, pour en faire un levier du développement du Maroc à travers un écosystème à consolider.


Sous le thème « Célébrer le patrimoine, investir le progrès », ces Assises ont vu la présence de près de 600 personnes, professionnels du monde de la culture, personnalités politiques et gouvernementales, représentants d’institutions financières, du corps diplomatique, des médias et d’organisations internationales etc. L’évènement a rassemblé des experts marocains et internationaux venus partager leurs expériences et éclairer les chantiers urgents à mener pour faire avancer ce secteur, l’arrimer aux tendances mondiales et en saisir le plein potentiel.


Parmi les allocutions d’ouverture, celle de Makhtar Diop directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a souligné que les ICC sont devenues un secteur stratégique pour le groupe Banque Mondiale au regard de son potentiel de croissance et de création d’emplois pour les jeunes, enjeux majeurs du développement.


Cette 2ème édition a été, dans ce cadre, marquée par la signature d’une convention entre la SFI et Tamwilcom visant à soutenir le secteur culturel et créatif se décline en trois axes dont l’étude de marché, le programme d’assistance technique et l’offre de financement.


Convention SFI-Tamwilcom aux AICC 2024. Crédit: DR


L’accès au financement, identifié par la majorité des professionnels comme étant un frein au développement du secteur, a été évoqué à travers des expériences innovantes au Maroc telles que le crowdfunding. Ce mode de financement ouvrira de nouvelles opportunités notamment dans la phase de gestation des projets, mais également pour de l’investissement plus conséquent.


Des expériences réussies à l’international ont permis de débattre de l’intérêt de créer un fond public-privé dédié au financement de projets culturels. Cette approche à mi-chemin entre le sponsoring et le mécénat permettrait aux bailleurs de fonds de faire analyser les projets par des experts qualifiés dans les différentes filières et renforcer la qualité de la production nationale.


La FICC, présidée par Neïla Tazi, a annoncé qu’elle présentera sa proposition pour un statut spécifique à l'entreprise culturelle d’ici fin 2024. La fédération a également annoncé qu’elle travaille sur l’élaboration d’une proposition de loi sur le mécénat.


Des initiatives qui permettront de mieux répondre aux besoins du secteur et des professionnels qui ont manifesté leur ambition de porter à 1,5 % voir 2 % le poids des ICC dans le PIB du pays d’ici 2030 conformément au nouveau modèle de développement. Une ambition qui nécessitera la mobilisation de l’ensemble des acteurs.


Cette deuxième édition, placée sous le signe de l’innovation et du partenariat public-privé, a permis de mettre en valeur des chiffres encourageants : le secteur des ICC a enregistré 33 % de nouvelles créations d’entreprises depuis 2019, et une croissance de 20 % d’emplois déclarés.


Ces données confortent les organisateurs quant à l'importance d’accélérer la dynamique pour soutenir un secteur qui a fait preuve de résilience durant la crise du covid et qui a su se réinventer. Un secteur qui démontre toute son attractivité pour des entrepreneurs dans toutes les filières, qui sont nombreuses, et interagissent en permanence entre elles et avec d’autres secteurs de l’économie nationale tels que le tourisme, l’architecture et l’urbanisme, le commerce et l’industrie, la coopération internationale.


Pendant ces deux journées, des 5 panels thématiques il ressort en priorité que la créativité retrouve plus que jamais ses lettres de noblesses dans un environnement mondial très compétitif et dont les évolutions technologiques ne cessent de redéfinir les règles du jeu.  L’accélération du numérique et de l'intelligence artificielle replace au cœur du dispositif la capacité créative de l’humain et le talent de l’artiste et de l’auteur, ces derniers étant eux-mêmes intimement enracinés dans une histoire et un héritage culturel forts.


A cette occasion des intervenants ont pu rappeler le travail réalisé au Maroc pour préserver le patrimoine matériel et immatériel, et l’importance d’enseigner aux jeunes la protection et la valorisation du patrimoine.

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