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06.02.2025 à 12 H 27 • Mis à jour le 06.02.2025 à 12 H 27 • Temps de lecture : 2 minutes
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Immigration

France : hausse de 50% des mesures d’éloignement des Marocains en 2024

En 2024, 1 658 Marocains en situation irrégulière ont été expulsés du territoire français, en hausse de 50 % par rapport à 2023. C’est ce que révèle la Direction générale des étrangers en France (DGEF) dans ses derniers chiffres provisoires sur l’immigration.


Les « retours forcés » des marocains représentaient 70,9 % contre 7,1 % pour les « retours aidés ». Par nationalités, le royaume arrive en troisième position derrière l’Algérie (2 999) et la Géorgie (1 844). Au total, les éloignements forcés, qui se sont élevés à 12 856 l’année dernière (en augmentation de 9,7 %), représentaient près de 60 % des reconductions à la frontière qui ont concerné 21 601 étrangers.


D’après la DGEF, le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière s’est également accéléré en 2024 pour atteindre 147 154, soit une hausse de 18,9 % par rapport à l’année précédente, contre une évolution de 3,7 % entre 2022 et 2023.


Dans ce lot, les Marocains occupent la troisième place avec 12 954 interpellations, en hausse de 21 % comparativement à 2023, derrière les Algériens (33 754) et les Tunisiens (13 414).


La hausse des mesures d’éloignement des immigrés marocains irréguliers en France l’année dernière est probablement le fruit du renforcement de la coopération migratoire maroco-française, érigée en priorité par Rabat et Paris. Ce sujet figurait d’ailleurs parmi les points abordés lors de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron du 28 au 30 octobre 2024.


Fin novembre 2024, cette question était également au cœur des discussions lors d’une réunion entre de hauts responsables des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères des deux pays, dont les co-présidents du Groupe migratoire mixte permanent Maroc-France (GMMP).


Cette rencontre portait essentiellement sur la coopération en matière de réadmission et de prévention des départs, ainsi que sur les points d’amélioration à même de faciliter la coopération en matière de délivrance de laissez-passer consulaires (LPC), documents exigibles pour l’exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF).


Cette réunion se tenait après la séance de travail entre le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit et son homologue français, le 29 octobre, en marge de la visite d’Emmanuel Macron.

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