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23.03.2025 à 11 H 36 • Mis à jour le 23.03.2025 à 11 H 36 • Temps de lecture : 2 minutes
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Approvisionnement

Pénurie de méthadone: le ministère de la Santé reprend la distribution après des semaines de rupture

Après plusieurs semaines de rupture ayant mis à mal le système de prise en charge des patients dépendants aux opioïdes, le ministère de la Santé et de la Protection sociale a annoncé ce samedi, la reprise de la distribution régulière de la méthadone dans les centres de santé spécialisés.


Dans un communiqué, le ministère affirme que « l’ensemble des Centres d’addictologie au niveau national ont été approvisionnés en quantités suffisantes de ce médicament garantissant la continuité du traitement des patients ».


Il est également noté que « des stocks suffisants ont été mis à disposition pour répondre aux besoins des patients, reflétant l’engagement du ministère à assurer la continuité des traitements essentiels ». « Cette mesure est le fruit de la mobilisation du ministère et de ses partenaires, à travers la coopération internationale visant à garantir les sources d’approvisionnement », relève la même source.


Cette annonce officielle intervient après une alerte soutenue de la société civile, des syndicats et du personnel médical, confrontés depuis le début du mois de mars à une pénurie sans précédent du médicament dans plusieurs villes du nord du pays – Tanger, Tétouan, Al Hoceïma, Nador et Oujda notamment.


Face à la pénurie, des mesures temporaires avaient été discrètement mises en place par les autorités sanitaires. Une circulaire interne recommandait la réduction systématique des doses administrées aux patients, y compris ceux atteints du VIH ou d’hépatites.


Dans un communiqué conjoint, des ONG comme l’ALCS, AHSUD, RdR Maroc et ITPC-MENA ont dénoncé cette approche, jugée contraire aux standards de l’OMS et appliquée sans consultation préalable. Elles ont par ailleurs alerté sur les conséquences possibles : rechutes, douleurs physiques, ruptures du lien thérapeutique et marginalisation accrue des usagers, « en particulier les personnes vivant avec le VIH et celles atteintes d’hépatite B et C ».


Les syndicats de santé, eux aussi, ont tiré la sonnette d’alarme, évoquant une situation de tension extrême dans plusieurs centres, où les professionnels sont confrontés à des risques accrus d’agressions.

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