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28.05.2025 à 21 H 35 • Mis à jour le 29.05.2025 à 10 H 20 • Temps de lecture : 2 minutes
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Pratiques anticoncurrentielles : l’instruction livre les premiers griefs adressés à Glovo au Maroc

Dans un communiqué diffusé ce 28 mai, le Rapporteur général du Conseil de la concurrence revient sur les accusations de pratiques anticoncurrentielles portées à l'encontre du service de livraison Glovo. La société, d'origine espagnole, avait fait l'objet d'une opération de visite et de saisie inopinée en octobre dernier.


Le communiqué, diffusé ce mercredi, indique que «  le Rapporteur général du Conseil de la concurrence a notifié des griefs à une société mise en cause pour des pratiques anticoncurrentielles au niveau du marché des plateformes numériques de commande et de livraison de repas, tant au niveau national que local ». Pour rappel, l'institution avait ouvert une instruction en février 2024 afin de vérifier l'existence de présumées pratiques anticoncurrentielles sur ce marché.


«  Les actes d’instruction et d'enquête menées par les services compétents du Conseil de la concurrence ont permis de révéler l’existence de pratiques anticoncurrentielles mises en œuvre par une société active dans le marché des plateformes numériques de commande et de livraison de repas. Ces pratiques concernent l’exploitation abusive par ladite société de sa position dominante sur le marché précité, l’exploitation abusive de la dépendance économique dans laquelle se trouvent ses partenaires commerciaux et l’existence de pratiques de prix abusivement bas  », relève le Rapporteur général du Conseil de la concurrence.


«  La notification des griefs adressés à la partie mise en cause dans ce cadre ouvre la procédure contradictoire et garantit l’exercice des droits de la défense de ladite partie  », poursuit-on.


«  Il y a lieu de préciser, enfin, que la notification des griefs adressés par les services d’instruction et d’enquête ne saurait préjuger de la décision finale du Conseil. En effet, seul le collège du Conseil de la concurrence peut, après une instruction menée de façon contradictoire dans le respect des droits de défense de la partie concernée et après la tenue d’une séance du Conseil, statuer sur le bien-fondé des griefs en question  », conclut le communiqué.

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