Bank Al-Maghrib: le comité dédié aux risques systémiques dresse son bilan pour l’année 2024
Réuni au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat, le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS) a tenu sa 21e session pour dresser l’état des lieux du système financier marocain et valider les principales conclusions de l’année écoulée.
Lors de cette réunion, les membres du comité ont approuvé la 12e édition du rapport sur la stabilité financière au titre de 2024 et ont validé le bilan de la feuille de route 2022-2024. La rencontre a permis d’examiner en profondeur la cartographie des risques systémiques, les tendances macroéconomiques ainsi que la situation des secteurs bancaires, assurantiels, de la retraite et des marchés de capitaux.
Alors que l’économie mondiale reste marquée par les tensions géopolitiques et les incertitudes commerciales, le Maroc a enregistré une croissance de 3,8 % en 2024, portée à 4,6 % en 2025 selon les projections de Bank Al-Maghrib. L’inflation, quant à elle, devrait se limiter à 1,1 % cette année. Malgré un creusement attendu du déficit du compte courant à 2,1 % du PIB en 2025, les réserves de change devraient continuer à assurer plus de cinq mois d’importations.
Le crédit bancaire au secteur non financier connaît un rebond, avec une croissance prévue de 6 % sur 2025-2026. Toutefois, cette dynamique s’accompagne d’une légère hausse du taux des créances en souffrance à 8,8 %, contre 8,4 % en 2024. Le secteur bancaire affiche néanmoins une solidité avérée, avec des ratios de fonds propres supérieurs aux exigences réglementaires et une rentabilité en hausse.
Le chiffre d’affaires du secteur des assurances a progressé de 5,1 %, tandis que la branche vie a connu un net redressement. Le résultat net du secteur s’établit à 4,4 milliards de dirhams, en hausse de 2,9 %. La marge de solvabilité s’est renforcée grâce à la bonne tenue du marché boursier. Les tests de résistance confirment la résilience globale du secteur.
Concernant les régimes de retraite, les réformes entamées à la suite du dialogue social d’avril 2024 ont amélioré certains indicateurs, sans pour autant régler les déséquilibres structurels persistants. Le CCSRS appelle à une mise en œuvre rapide de la réforme du système à deux pôles.
L’indice MASI a gagné 25 % au 1er juillet 2025, malgré une volatilité accrue liée au contexte international. Le marché obligataire continue de profiter d’un recul des taux, tandis que l’encours des OPCVM atteint près de 792 milliards de dirhams (MMDH) (+21,2 %).
Le Comité a également constaté une participation croissante des particuliers sur les marchés de capitaux et salué les avancées du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux, en vue de la prochaine évaluation du GAFIMOAN prévue en 2026.
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