Pédophilie : le diocèse de Rabat interpellé par un collectif français
Dans une lettre ouverte diffusée ce lundi 29 septembre, le collectif La parole accueillie, regroupant des victimes de pédophilie d’un prêtre, dénonce « les silences » de plusieurs diocèses, dont celui de Rabat, où le père a officié, et cherche d’autres potentiels concernés.
En 2017, le prêtre a été « exfiltré », selon les mots du collectif, de Dijon à Rabat à la suite d’une première plainte déposée en France, depuis classée sans suite. Mais de nouvelles accusations, cette fois-ci au Maroc, le font rentrer sur le territoire français.
Au total, 16 victimes présumées ont été recensées par l’association depuis sa mise en examen pour « agressions sexuelles aggravées » et son incarcération, en mai dernier. À ce jour, l’homme a reconnu quatre agressions, mais le collectif cherche activement d’autres potentielles victimes, notamment à Rabat. Le diocèse a pourtant fait preuve de « silences », rapporte La parole accueillie dans sa lettre ouverte, dont l’Agence France Presse (AFP) a obtenu une copie.
Face à cette inaction, le collectif s’interroge sur « l’attitude et la réponse des autorités ecclésiastiques face aux comportements réitérés de ce prêtre ». Les auteurs se demandent si « des actions ont été mises en place pour éviter le contact avec des jeunes à Rabat » et si des « signalements » ont été faits.
Ces questions sont « le moins que les victimes puissent attendre de responsables d’Église qui ont échoué à les protéger », conclut la lettre.
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