Othman Benjelloun cède le Domaine d’Ardintoul à un promoteur de Québec pour 14,5 M$ CA
Le vaste Domaine d’Ardintoul, niché dans le petit village de Lingwick, en Estrie au Québec, a changé de mains. Selon la presse canadienne, la propriété, autrefois détenue par Othman Benjelloun, président du groupe Bank of Africa et l’un des hommes d’affaires les plus riches du Maroc, a été vendue pour 14,5 millions de dollars canadiens (M $ CA), soit près de 95 millions de dirhams. La transaction a été conclue par la courtière immobilière québécoise Isabelle Perreault, qui parle d’« un record » pour la région.
Le domaine s’étend sur plus de 500 hectares, dont 6 km en bordure du lac Moffatt, et se distingue par son caractère à la fois majestueux et isolé. À environ une heure de route de la ville de Sherbrooke, il comprend une résidence principale de 1 765 mètres carrés répartie sur deux niveaux, 15 chambres, 13 salles de bains et trois foyers ornés de cheminées en pierre. Le site compte également une maison pour le personnel, trois dépendances et un hangar pour bateaux, selon les détails rapportés par le Journal de Montréal.
Jusqu’ici, le domaine appartenait à O Capital Investissements Verts, société affiliée au fonds luxembourgeois Global Strategic Holdings, tous deux appartenant à Othman Benjelloun. Ce dernier avait acquis la propriété en janvier 2009 auprès de Savane Investissement pour 9,5 M $ CA. Quinze ans plus tard, le bien a été remis sur le marché pour 15 M $ CA, avant d’être finalement cédé à Domaine du lac Moffat, une société nouvellement fondée par Marc Vallières et Dany Morency à Saint-Bernard, en Beauce.
Quelques jours avant la conclusion de la vente, des sources médiatiques rapportaient déjà que Dany Morency, promoteur immobilier bien connu dans la région de Québec, était sur le point d’acquérir le domaine. Le journal indiquait que l’homme d’affaires prévoyait d’y réaliser un développement résidentiel de quelque 400 terrains, un projet susceptible de doubler la population du Canton de Lingwick.
Le média, qui citait le procès-verbal d’une séance municipale extraordinaire tenue le 24 février, précisait que le projet visait à préserver 85 % de la superficie totale du domaine, soit 514 hectares, dont la majeure partie en bordure du lac Moffatt. La municipalité avait salué cette approche, estimant qu’« il est dans l’intérêt de la collectivité qu’un tel développement se réalise ».
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