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31.10.2025 à 13 H 29 • Mis à jour le 31.10.2025 à 13 H 29 • Temps de lecture : 4 minutes
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Patronat

Gouvernance responsable : la CGEM dévoile les résultats du 3e Baromètre national

Présentation des résultats de la troisième édition du Baromètre de la Gouvernance Responsable par la CGEM, le 30 octobre.

La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a présenté, jeudi à Casablanca, les conclusions de la troisième édition de son Baromètre de la Gouvernance Responsable, lors d’une conférence présidée par son Vice-Président Général, Mehdi Tazi. Conduit par la Commission Éthique et Gouvernance de la CGEM, ce baromètre a été élaboré en partenariat avec la Bourse de Casablanca, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), l’Association Marocaine des Entreprises Faisant Appel Public à l’Épargne (APE) et le cabinet international Ethics &  Boards.


L’objectif de cette initiative est d’offrir une lecture claire et actualisée de la gouvernance des sociétés marocaines cotées ou faisant appel public à l’épargne, tout en accompagnant les acteurs économiques vers une gouvernance plus transparente, inclusive et durable, en phase avec les meilleurs standards internationaux.


Cette troisième édition repose sur l’analyse des rapports publiés par 92 entreprises marocaines au titre de l’exercice 2024, intégrant plus de cent indicateurs de gouvernance par société.


Les résultats montrent une évolution tangible de la composition et du fonctionnement des conseils d’administration. Le taux de féminisation atteint désormais 29 %, soit une hausse de 8 points depuis 2022, traduisant une volonté accrue d’intégrer la diversité dans les organes de décision. De même, la part des administrateurs indépendants s’établit à 23 %, en progression continue, même si elle reste en deçà des niveaux observés en Europe.


La gouvernance des entreprises marocaines devient aussi plus structurée. La taille moyenne des conseils s’élève à 9,4 membres, un chiffre proche des standards européens, tandis que la dissociation des fonctions de Président et de Directeur Général progresse de 9 points depuis 2022. En 2024, les conseils se sont réunis en moyenne 4,6 fois avec un taux d’assiduité de 94 %, illustrant un engagement plus fort des administrateurs. Par ailleurs, 76 % des comités d’audit sont désormais présidés par un membre indépendant, un taux qui atteint 83 % pour les sociétés cotées.


L’étude révèle également une nette accélération dans l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Plus de la moitié des sociétés analysées – 55 % – s’appuient sur au moins un référentiel international reconnu, et 73 % publient leurs données RSE à un niveau consolidé, signe d’une maturité grandissante en matière de reporting extra-financier.


La majorité des entreprises mesurent désormais de manière transparente leurs performances non financières, qu’il s’agisse de la formation, de la mixité, de la santé-sécurité ou de l’impact sociétal, traduisant une nouvelle culture de la responsabilité et de la redevabilité.


La conférence s’est poursuivie par une table ronde intitulée « La gouvernance responsable, affaire de tous », réunissant des représentants de l’AMMC, de l’APE, de l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Participations de l’État (ANGSPE), ainsi que le témoignage de Locamed, entreprise familiale marocaine.


Les intervenants ont souligné l’importance de la gouvernance comme levier de performance, de transparence et de confiance pour l’ensemble de l’économie. Ils ont plaidé pour une harmonisation progressive des référentiels nationaux afin de renforcer la crédibilité et l’attractivité du marché marocain. Les participants ont également insisté sur le rôle exemplaire des entreprises publiques dans la diffusion des bonnes pratiques et sur l’enjeu crucial de la gouvernance dans la transmission et la pérennité des entreprises familiales.


Cette troisième édition du Baromètre confirme la dynamique positive des entreprises marocaines vers une gouvernance plus équilibrée, indépendante et durable. Elle traduit une prise de conscience grandissante du rôle stratégique que joue la gouvernance dans la performance globale, la compétitivité et la durabilité du tissu économique national.

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