Bassin du Loukkos : des pluies record relancent la campagne agricole
Avec plus de 520 mm de précipitations cumulées depuis le début de la campagne agricole, le bassin du Loukkos enregistre une séquence pluviométrique exceptionnelle qui relance nettement l’activité agricole. Ces apports ont favorisé le développement des cultures céréalières, légumineuses, maraîchères et sucrières, amélioré l’humidité des sols et contribué à une recharge significative de la nappe phréatique.
Les barrages à vocation agricole bénéficient également de cette situation hydrologique. Le barrage Oued El Makhazine affiche un taux de remplissage de 100 %, soit environ 672,8 millions de m³, tandis que le barrage Dar Khrofa atteint 28 %, avec près de 135,8 millions de m³ stockés, renforçant les perspectives d’irrigation pour la saison en cours.
Si ces pluies nourrissent l’optimisme des agriculteurs, elles imposent toutefois une gestion rigoureuse des excédents d’eau, notamment dans les zones basses du périmètre irrigué. À cet égard, le réseau de drainage piloté par l’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos est pleinement mobilisé afin d’éviter tout risque d’inondation ou de dégradation des cultures.
Les exploitants espèrent désormais une alternance plus équilibrée entre pluies et ensoleillement, condition clé pour finaliser les préparatifs des cultures printanières et garantir une récolte satisfaisante en fin de campagne.
Mohamed El Fkiri, chef du service maintenance à l’ORMVAL, précise que ce réseau est activé dès l’enregistrement de précipitations importantes, afin d’éviter toute stagnation d’eau sur les terres agricoles. Ce périmètre se situe en effet dans une zone basse où convergent trois cours d’eau majeurs : l’Oued Loukkos, l’Oued El Makhazine et l’Oued Arour, ce qui accroît naturellement les risques d’engorgement en période de fortes pluies.
Selon lui, le réseau de drainage avait été peu sollicité au cours des six dernières années, en raison de la rareté des précipitations. Cette année, en revanche, avec un cumul de 520 millimètres enregistré sur une période relativement courte, l’ensemble du dispositif a été pleinement mobilisé pour évacuer les excédents hydriques. Un déploiement qui a permis d’assurer efficacement la protection du périmètre irrigué contre les risques d’inondation.
Ce système intégré repose sur une infrastructure de grande ampleur. Il comprend un barrage de protection s’étendant sur près de 250 kilomètres, un réseau de canalisations totalisant environ 2.500 kilomètres répartis sur les terres agricoles, ainsi que des canaux industriels d’une longueur de 250 kilomètres. Les eaux collectées sont acheminées vers trois stations de pompage, chargées de les rejeter dans l’Oued Loukkos, avant leur évacuation finale vers la mer.
Dans ce contexte, les agriculteurs de la région espèrent désormais une amélioration progressive des conditions météorologiques, avec une alternance de pluies modérées et d’ensoleillement. Une configuration jugée indispensable pour achever les travaux de préparation des sols dédiés aux cultures printanières et assurer une croissance équilibrée des plantations, condition essentielle pour atteindre des rendements optimaux à la fin de la saison.
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.
-
03.06Football
-
