S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements
26.01.2026 à 15 H 49 • Mis à jour le 26.01.2026 à 17 H 25
Par
Coopération

Commission mixte Maroc-Sénégal : une quinzaine d’accords signés

Aziz Akannouch, Chef du gouvernement, et son homologue sénégalais Ousmane Sonko à Rabat, le 26 janvier 2026. Aziz Akannouch, Chef du gouvernement, et son homologue sénégalais Ousmane Sonko à Rabat, le 26 janvier 2026. Crédit : Chefferie du gouvernement
En visite à Rabat, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a présidé avec Aziz Akhannouch la 15e Commission mixte maroco-sénégalaise, conclue par la signature d’une quinzaine d’accords couvrant notamment les ports, l’enseignement supérieur, l’industrie, l’agriculture, les transports et le numérique. Les détails

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko était présent ce lundi 26 janvier au Maroc pour co-présider la 15ème session de la Commission mixte maroco-sénégalaise. Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a insisté sur la profondeur des relations bilatérales, qu’il a décrites comme « enracinées  » dans l’histoire, le commerce, la culture et la spiritualité, sous l’impulsion du roi Mohammed VI et du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.


Ce rendez-vous diplomatique s’est conclu par la signature d’un procès-verbal entre Akhannouch et son homologue sénégalais, actant la volonté des deux exécutifs de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat. Il intervient dans un contexte où Rabat cherche à accélérer son agenda d’intégration africaine, notamment dans l’espace atlantique et sahélien. Akhannouch a d’ailleurs mis en avant plusieurs initiatives royales structurantes : l’accès des pays du Sahel à l’Atlantique, l’initiative atlantique, et le projet du gazoduc Nigeria–Maroc, dans lequel le Sénégal est appelé à jouer un rôle « pivot ».


Sur le plan politique, le Maroc a également salué la position du Sénégal sur la question du Sahara. Dans son discours, Akhannouch a explicitement remercié Dakar pour son soutien au Maroc, notamment à l’intégrité territoriale du Royaume et à l’initiative d’autonomie, citant la résolution 2797 du Conseil de sécurité.


Au-delà des messages politiques, la rencontre a surtout été rythmée par la signature d’une série d’accords couvrant des secteurs considérés comme prioritaires. Dans le domaine portuaire, un accord de partenariat et de coopération a été conclu entre l’Agence nationale des ports (ANP) et le Port autonome de Dakar (PAD), signé côté marocain par Mustapha Fares et côté sénégalais par Waly Diouf Bodian.  L’enseignement supérieur a aussi été renforcé via un programme d’application 2026-2028, signé par Azzedine El Midaoui, ministre de l'Enseignement supérieur et son homologue sénégalais Daouda Ngom, posant les bases d’une coopération académique plus structurée.


La dimension industrielle a occupé une place centrale, avec plusieurs textes signés par les ministres de l'Industrie Ryad Mezzour et Serigne Gueye Diop : un mémorandum d’entente sur le développement des PME, un accord de coopération sur les infrastructures industrielles, ainsi qu’un protocole d’accord en matière de normalisation. Une manière de consolider l’approche « business-to-business » et de préparer le terrain à davantage d’investissements croisés, alors que les deux gouvernements appellent à un rôle plus actif du secteur privé.


Le volet agricole n’a pas été en reste, avec trois accords signés par le ministre de l'Agriculture Ahmed El Bouari : un accord de coopération agricole, un autre sur les filières animales, la santé animale et la sécurité sanitaire des aliments, et enfin un accord portant sur le contrôle sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture. Côté sénégalais, ces textes ont été signés avec Mabouba Diagne (Agriculture, souveraineté alimentaire et élevage) et Abdourahmane Sarr (Économie, plan et coopération).


Enfin, la coopération institutionnelle et la mobilité ont été consolidées à travers plusieurs instruments signés par Nasser Bourita et Cheikh Niang, dont un mémorandum sur un mécanisme de consultations consulaires, un projet de mémorandum sur la jeunesse, un protocole d’application relatif au transport routier international de voyageurs et marchandises, une convention sur la sécurité routière, une convention-cadre d’assistance technique dans le domaine des autoroutes, ainsi qu’un protocole d’accord sur la coopération en économie numérique, un mémorandum sur les infrastructures, et une convention-cadre sur la formation professionnelle.


La séquence s’est achevée par la signature d’un communiqué conjoint, scellant une visite à forte densité diplomatique, entre messages d’alignement stratégique et mise à jour méthodique de l’arsenal de coopération bilatérale.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.