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02.03.2026 à 19 H 07 • Mis à jour le 03.03.2026 à 10 H 22 • Temps de lecture : 3 minutes
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ONU

CDH à Genève : 40 États réaffirment leur soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara

Le Palais des Nations, qui abrite les bureaux des Nations unies à Genève, en Suisse.

Réuni à Genève dans le cadre de la 61e session du Conseil des droits de l’Homme, un groupe de 40 États a réaffirmé son soutien à « la souveraineté pleine et entière » du Maroc sur ses provinces du Sud, soulignant que la question du Sahara relève d’un différend politique traité par le Conseil de sécurité des Nations unies.


Dans une déclaration prononcée au titre du point 2 de l’ordre du jour par l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU à Genève, Omar Zniber, le groupe a insisté sur le caractère politique du dossier et rappelé que le Conseil de sécurité considère qu’une autonomie véritable sous souveraineté marocaine constitue l’une des solutions les plus réalistes. Les États signataires ont appuyé la mise en œuvre de la résolution 2797, qui appelle à la relance du processus politique à travers des négociations entre les quatre parties concernées, sur la base du plan d’autonomie marocain, en vue d’aboutir à une solution définitive et mutuellement acceptable.


Le groupe a également salué l’engagement « constructif, volontaire et profond » du Maroc avec le système onusien des droits de l’Homme, notamment le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme et les procédures spéciales du Conseil, dont plusieurs missions ont effectué des visites au Maroc, y compris dans les provinces du Sud. Les quarante États ont en outre mis en avant l’ouverture de consulats généraux à Dakhla et Laâyoune par plusieurs pays, y voyant un levier de coopération économique et de développement régional.


En parallèle, l’ONG Promotion du développement économique et social (PDES) a appelé à des mesures concrètes pour renforcer la protection des droits humains dans les camps de Tindouf. Intervenant lors du débat général, sa représentante, Aïcha Duihi, a plaidé pour un accès régulier et sans entrave des mécanismes onusiens aux camps, un recensement transparent des populations et des garanties effectives des libertés fondamentales. L’ONG a rappelé que le Haut-Commissariat pour les réfugiés considère l’enregistrement des populations comme un préalable indispensable à la protection des droits et à la distribution équitable de l’assistance.


Soulignant la vulnérabilité accrue des femmes, des enfants et des jeunes en l’absence de mécanismes indépendants de suivi et de voies de recours effectives, la PDES a également recommandé un renforcement de la coopération technique avec l’État hôte, la mise en place de dispositifs indépendants de réception des plaintes et l’envoi éventuel d’une mission technique d’évaluation. Elle a conclu en rappelant que la protection des droits fondamentaux dans les camps constitue une obligation juridique et morale au regard de la Charte des Nations unies et des instruments internationaux pertinents.

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