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13.05.2026 à 08 H 06 • Mis à jour le 13.05.2026 à 08 H 06 • Temps de lecture : 3 minutes
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Économie

Finances publiques : les recettes fiscales bondissent de 10,4 milliards à fin avril

Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, lors de la séance plénière de la Chambre des représentants consacrée aux questions orales, le 26 janvier 2026.

L'exécution de la loi de finances 2026 dégage une progression des recettes fiscales de 10,4 milliards de dirhams en glissement annuel à fin avril, a déclaré mardi devant la Chambre des conseillers le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa. Le taux de réalisation atteint 36,3 % des prévisions annuelles.


La hausse est portée principalement par l'impôt sur les sociétés, en bond de 9,1 milliards de dirhams, soit +25 % par rapport à fin avril 2025. L'impôt sur le revenu progresse de 1 milliard de dirhams (+4,8 %), la TVA de 1,3 milliard (+4 %) avec un taux de réalisation de 49 %, les droits d'enregistrement et de timbre de 1 milliard (+11,4 %), et les recettes de la taxe intérieure de consommation de 854 millions de dirhams, reflétant selon Lekjaa une amélioration de la consommation intérieure de 7,4 %.


Du côté des dépenses, l'exécution se déroule dans les normes, à l'exception des mesures de soutien aux prix. Le gaz butane mobilise 600 millions de dirhams par mois, la stabilisation des prix du transport 650 millions et le maintien des tarifs de l'électricité 300 millions, pour un coût annuel attendu de 3 milliards de dirhams sur ce seul poste. Lekjaa a précisé que les recettes additionnelles de TVA liées à la conjoncture ne dépasseront pas 3 milliards de dirhams sur l'année, la TIC étant calculée sur les volumes et non sur les prix. À titre d'illustration, la TVA ne représente que 0,46 dirham dans le prix d'un litre de gasoil, alors que le surcoût conjoncturel moyen s'établit à 3,7 dirhams par litre.


L'inflation est restée sous 1 % au cours du premier trimestre, à 0,9 % en mars. Le gouvernement vise une réduction du déficit budgétaire à 3 % du PIB à fin 2026, en baisse de 0,5 point par rapport à 2025, avec une dette publique stabilisée autour de 66 % du PIB. Sur cinq ans, les recettes ordinaires sont passées de 256 milliards de dirhams en 2021 à 424 milliards en 2025, soit un taux de croissance moyen de 13,5 %.


Sur le plan de la crédibilité externe, le FMI a confirmé l'éligibilité du Maroc au renouvellement de sa ligne de crédit modulable, Standard &  Poor's maintient la notation souveraine en catégorie investissement avec perspective stable, et Moody's a relevé la perspective de « stable » à « positive ». Lekjaa a également signalé une progression de quatre points du Maroc dans le classement « Open Budget 2025 ».

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