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26.06.2026 à 12 H 10 • Mis à jour le 26.06.2026 à 18 H 11 • Temps de lecture : 3 minutes
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Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde ouvre sa 27e édition sous le signe du dialogue des cultures

Essaouira a donné jeudi le coup d'envoi d'une édition placée sous le Haut Patronage royal, réunissant 43 maâlems gnaouis et des centaines d'artistes venus des quatre coins du monde. Les détails

La Cité des Alizés a vibré jeudi aux rythmes du guembri et des qraqebs pour marquer l'ouverture de la 27e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde. Une parade haute en couleur a sillonné les ruelles de l'ancienne médina, entraînant dans son sillage des milliers de festivaliers venus d'horizons lointains, avant que la scène Moulay Hassan ne prenne le relais pour une première soirée d'exception.


Crédit : Le Desk


La cérémonie d'ouverture s'est tenue en présence d'André Azoulay, conseiller royal et président fondateur de l'Association Essaouira-Mogador, et de la productrice du festival Neila Tazi. Cette dernière a rappelé l'ambition constante de l'événement : « faire de la musique un langage de dialogue, de la culture un pont entre les peuples et de la diversité une source de créativité ». Cette édition accueille 43 maâlems gnaouis originaires de différentes régions du Royaume, aux côtés de centaines d'artistes venus d'Afrique, d'Europe, d'Asie, d'Amérique et du monde arabe.


Le concert inaugural a illustré avec éclat cet ADN du festival. Le jeune maâlem Mehdi Nassouli, figure de proue du renouveau gnaoui, a partagé la scène Moulay Hassan avec la chanteuse marocaine Sara Moullablad, la vocaliste indienne Ganavya, la troupe rwandaise i Buhoro et le multi-instrumentiste français Sylvain Barou. Pendant plus d'une heure, les sonorités envoûtantes du guembri se sont fondues aux mélodies spirituelles indiennes, aux puissantes chorégraphies rwandaises et aux souffles des flûtes françaises, sous les ovations d'un public cosmopolite et enthousiaste.


Crédit : Le Desk


La rencontre a également marqué une première historique : le dialogue entre deux traditions inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, la culture gnaoua et les expressions artistiques rwandaises portées par la danse intore. La soirée s'est ensuite poursuivie avec le concert du maâlem Mohamed Kouyou, les rythmes éthio-groove de Badume's Band &  Selamnesh Zéméné, une nouvelle fusion associant le maâlem Mohamed Montari à ces mêmes artistes éthiopiens, avant une clôture en apothéose avec Hoba Hoba Spirit et sa « Hayha Music ».


Au-delà de la programmation artistique, l'édition 2025 renforce les dimensions intellectuelle et pédagogique qui font la singularité du festival. Le Forum des droits humains, à sa 13e édition, organisé en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, se penche cette année sur la thématique « Jeunesses du monde : liberté, identité, avenir », réunissant chercheurs, écrivains, artistes et journalistes. Le programme Berklee at the Gnaoua and World Music Festival, conduit pour la troisième année consécutive avec le Berklee College of Music, offre de son côté une immersion musicale et pédagogique à de jeunes musiciens du monde entier. La Chaire des Transitions, développée avec l'Université Mohammed VI Polytechnique, complète ce dispositif par une réflexion académique sur les hybridations contemporaines de la culture gnaoua.


Le festival se poursuit vendredi et samedi, avec une programmation articulant fusions inédites et concerts de maâlems dans la pure tradition gnaouie.

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