S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu
Les dernières informations en temps réel
05.07.2026 à 23 H 51 • Mis à jour le 05.07.2026 à 23 H 51 • Temps de lecture : 3 minutes
Par
Industrie

Rome en mission d’affaires au Maroc pour renforcer sa présence dans le ferroviaire

L’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE) et le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) préparent une mission entrepreneuriale au Maroc, consacrée au secteur ferroviaire. Selon l’avis publié l’ICE, l’opération, prévue du 5 au 8 octobre prochain à Casablanca, est organisée avec l’ambassade d’Italie au Maroc et plusieurs fédérations professionnelles et patronales italiennes.


La mission doit permettre aux entreprises participantes de rencontrer des donneurs d’ordre, des sous-traitants et des opérateurs locaux afin d’identifier de nouvelles opportunités dans la filière. Rome entend ainsi renforcer la place de son industrie dans le programme de développement ferroviaire marocain, notamment dans les domaines des infrastructures, des équipements, de la signalisation, des télécommunications et de l’ingénierie. Comme le précise l’avis, l'objectif est de « positionner le système italien comme un partenaire technologique et industriel de référence pour le développement du pays », en valorisant le savoir-faire national dans le secteur ferroviaire.


Cette opération de prospection intervient alors que plusieurs groupes italiens ont déjà pris position sur les grands chantiers en cours. Comme rapporté précédemment par Le Desk, Generale Costruzioni Ferroviarie (GCF) figure parmi les entreprises retenues pour les travaux de superstructure de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech. En mars 2025, le groupe italien avait précisé avoir remporté deux lots liés au prolongement de la ligne et à la modernisation de lignes conventionnelles, pour une valeur globale d’environ 200 millions d’euros (M €), dont 140 M € pour le tronçon Sidi El Aïdi-Marrakech, long de près de 200 kilomètres.


L’intégrateur italien de systèmes technologiques Società Impianti Telefonici ed Elettrici (SITE) a, de son côté, décroché deux contrats d’un montant cumulé de plus de 140 M € auprès de l’Office national des chemins de fer (ONCF). Elle doit intervenir dans l’intégration des systèmes de télécommunications, de cybersécurité et d’alimentation électrique de la nouvelle ligne. SITE participe également, aux côtés de GCF, à un groupement conduit par Compagnie des Signaux, spécialiste français de la signalisation ferroviaire repris en 2024 par le groupe italien Mermec, pour le volet signalisation.


Les opérateurs italiens cherchent ainsi à renforcer leur position sur le marché marocain, au moment où le Royaume déploie un vaste programme ferroviaire mobilisant 96 milliards de dirhams (MMDH). Cette enveloppe comprend 53 MMDH pour la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech, 29 milliards pour l’acquisition de 168 nouveaux trains et l'intégration d'un écosystème industriel ferroviaire, en plus de 14 MMDH destinés au maintien des performances du réseau ainsi qu’au développement de services métropolitains dans les agglomérations de Casablanca, Rabat et Marrakech.


La mission annoncée pour octobre vise dès lors un champ plus large que les seuls travaux de la LGV. Dans sa présentation, l’ICE met également en avant les transports urbains et périurbains, les futurs réseaux express régionaux RER, ainsi que les connexions ferroviaires avec les pôles industriels et portuaires, dont Tanger Med. Autant de segments sur lesquels les entreprises italiennes entendent prolonger et élargir une présence déjà amorcée dans les infrastructures et les systèmes ferroviaires marocains.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

Par
Revenir au direct