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07.07.2026 à 22 H 21 • Mis à jour le 07.07.2026 à 22 H 22 • Temps de lecture : 3 minutes
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Assurances

Sanlam Maroc absorbe Allianz Maroc et devient le n° 1 de la branche non-vie

Yahya Chraïbi, directeur général de Sanlam Maroc, lors de la présentation de la fusion absorption entre Sanlam Maroc et Allianz Maroc, le 7 juillet 2026.

Deux ans après l'annonce du rapprochement entre les groupes Sanlam et Allianz sur le continent africain, la fusion de leurs filiales marocaines est désormais effective. Depuis le 2 juillet, Allianz Maroc a officiellement été absorbée par Sanlam Maroc, donnant naissance au quatrième assureur du pays en volume de primes et au premier acteur de l'assurance non-vie.


Le nouvel ensemble revendique ainsi plus de 8,2 milliards de dirhams de primes émises, près de 14 % de parts de marché et plus de six millions d'assurés. Il devient surtout le leader du segment non-vie, avec une part de marché de 23 %, devant ses principaux concurrents.


Pour la direction de Sanlam Maroc, l'enjeu dépasse toutefois la seule taille critique. « Nous ne voulions pas simplement créer un acteur plus grand, mais un acteur plus utile », a indiqué Yahya Chraïbi, directeur général, lors de la présentation de la fusion, estimant que les évolutions du marché imposent de nouvelles capacités d'investissement, d'innovation et de service.


La logique du rapprochement repose sur la complémentarité des deux compagnies. Sanlam apporte son maillage territorial, construit autour d'un réseau d'agents exclusifs, tandis qu'Allianz renforce les expertises en assurance des entreprises et des grands risques. En joignant ces deux éléments, le nouvel ensemble dispose désormais de plus de 750 points de vente, un réseau qu’il présente comme le plus dense du marché marocain.


Cette montée en puissance doit également permettre au groupe de se positionner sur des projets d'infrastructures de plus grande envergure. Selon ses dirigeants, le soutien des groupes Sanlam et Allianz offre des capacités de réassurance et d'investissement plus importantes, avec un portefeuille d'actifs avoisinant les 25 milliards de dirhams.


La fusion constitue l'aboutissement d'un chantier lancé il y a plus de deux ans, marqué par un important travail d'intégration interne. Plus de 200 ateliers ont réuni les équipes des deux assureurs afin d'harmoniser les organisations et de définir les futurs parcours clients.


À court terme, la priorité reste toutefois la continuité des services. Les contrats en cours demeurent inchangés jusqu'à leur échéance, les sinistres continuent d'être traités normalement et aucune démarche n'est demandée aux assurés. Les évolutions commerciales et les nouveaux produits seront déployés progressivement au fil des renouvellements de contrats.


Entretemps, la direction de Sanlam assure être parvenue à gérer la levée de boucliers des agents du réseau d'Allianz. "Ils pensaient qu'ils allaient être absorbés par une entité plus importante, et ne savaient pas ce qui allait se passer pour eux. Est-ce qu'ils allaient continuer d'exercer ? Est-ce qu'on allait fermer leurs agences ? De quelle façon ils allaient être traités en termes de recouvrement…", a déclaré Yahya Chraïbi au Desk. « Mais dès qu’on a pu communiquer avec eux, en leur expliquant exactement ce qui allait se passer dès les premiers jours de fusion, et dans quelles conditions ils allaient intégrer cette nouvelle entité, dès qu'ils ont été rassurés sur la continuité de leur activité, les choses sont progressivement rentrées dans l’ordre », poursuit-il.


La prochaine étape pour la compagnie concernera la mise à jour de son identité. Sous réserve des autorisations réglementaires, Sanlam Maroc devrait adopter dans les prochains mois la marque SanlamAllianz Maroc, à l'image des autres marchés africains où les deux groupes ont déjà finalisé et formalisé leur rapprochement.

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