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L'artiste américaine Lauryn Hill sur la scène Anfa Park, dans le cadre du festival Jazzablanca, le 10 juillet 2026.
11.07.2026 à 17 H 21 • Mis à jour le 11.07.2026 à 17 H 21 • Temps de lecture : 5 minutes
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Festival À Jazzablanca, Lauryn Hill et Juanes signent une soirée entre légendes et découvertes

Pour l’une des soirées les plus attendues de cette 19e édition, le festival a une nouvelle fois décliné toute la diversité de ses influences musicales, entre têtes d'affiche de la scène Casa Anfa et propositions de la Scène 21, en passant par le parc de la Ligue arabe

Il est des noms dont la seule évocation suffit à marquer un événement culturel, et Lauryn Hill est résolument de ceux-là. Figure majeure du hip-hop et du R&B des années 1990, révélée avec les Fugees avant de signer l'album culte The Miseducation of Lauryn Hill, récompensé par 5 Grammy Awards, l'artiste américaine a offert à Casablanca l'un des concerts les plus courus de cette 19e édition.


Sur la scène Casa Anfa, elle a parcouru les différents chapitres d'une carrière qui a profondément influencé les musiques urbaines contemporaines, alternant ses titres en solo et les morceaux emblématiques des Fugees. L'arrivée de Wyclef Jean, son compagnon de route au sein du trio, a conféré une dimension tout en nostalgie au concert. Ensemble, ils ont revisité Ready or Not, Fu-Gee-La et Killing Me Softly, replongeant plusieurs générations de spectateurs dans un répertoire qui a marqué l'histoire du hip-hop, de la soul et du reggae.


Compagnon de route artistique de Lauryn Hill, le musicien, compositeur, chanteur et producteur haïtien Wyclef Jean l'a accompagnée sur la scène de Jazzablanca, le 10 juillet 2026.Compagnon de route artistique de Lauryn Hill, le musicien, compositeur, chanteur et producteur haïtien Wyclef Jean l'a accompagnée sur la scène de Jazzablanca, le 10 juillet 2026. Crédit : Jazzablanca


La soirée a également été marquée par l'apparition de YG Marley et Zion Marley, fils de Lauryn Hill et petit-fils de Bob Marley, les deux artistes ont ouvert une page de dialogue entre héritage musical familial et influences contemporaines en vogue parmi la nouvelle génération.  


Juanes, ambassadeur du rock latino

Quelques heures plus tôt, Juanes avait ouvert la soirée en première partie. Auteur-compositeur et guitariste colombien, il s'est imposé depuis plus de deux décennies comme l'une des figures majeures du rock latino, en associant les sonorités du pop-rock aux rythmes traditionnels de son pays.


L'auteur-compositeur et guitariste colombien Juanes a enflammé la scène Anfa Park, dans le cadre du festival Jazzablanca, le 10 juillet 2026.L'auteur-compositeur et guitariste colombien Juanes a enflammé la scène Anfa Park, dans le cadre du festival Jazzablanca, le 10 juillet 2026. Crédit : Jazzablanca


De Me Enamora à La Camisa Negra, en passant par Mala Gente et Fotografía, l'artiste a déroulé un répertoire qui a largement contribué au succès phénoménal de la musique latino-américaine bien au-delà de ses frontières. Son jeu de guitare, au cœur de son identité artistique, a ponctué une prestation où énergie scénique et mélodies populaires se sont relayées pour emporter un public marocain à l’oreille particulièrement réceptive aux sonorités latino.


La Scène 21, spiritualité et mémoire africaine

À quelques mètres de la grande scène, la Scène 21 poursuit son exploration des musiques de création. La chanteuse Ami Taf Ra y a présenté un univers où se rencontrent jazz contemporain, tradition marocaine et influences orientales. Enfant de la diaspora marocaine installée à Los Angeles, elle s'inspire notamment des écrits de Khalil Gibran, dont plusieurs textes nourrissent son répertoire, tout en intégrant à sa musique des sonorités gnaoua et des textes en arabe.


Ami Taf Ra, auteure-compositrice-interprète originaire du Maroc et installée à Los Angeles, lors de son concert dans le cadre du festival Jazzablanca, le 10 juillet 2026.Ami Taf Ra, auteure-compositrice-interprète originaire du Maroc et installée à Los Angeles, lors de son concert dans le cadre du festival Jazzablanca, le 10 juillet 2026. Crédit : Jazzablanca


La soirée s'est poursuivie avec Bonga, l'une des grandes voix de la musique angolaise. Depuis plusieurs décennies, le chanteur fait rayonner le semba, genre musical emblématique de son pays, à travers une œuvre profondément liée à l'histoire et à l'identité angolaises. Sa voix grave et son interprétation habitée sont devenues une véritable signature de l’héritage culturel de l’Afrique lusophone.


Une scène au cœur de la ville

À l'écart des grandes scènes d'Anfa Park, le Parc de la Ligue arabe poursuit sa programmation gratuite, devenue l'un des marqueurs de cette édition de Jazzablanca. Le projet Nashwa y a proposé un nouvel exercice de relecture contemporaine des traditions musicales marocaines. Réunissant la chanteuse Ghizlane Melih et le musicien et producteur belge Alix Pilot, la formation puise dans les répertoires de l'Aïta, des traditions gnaoua ou encore de la Dakka Marrakchia pour construire une création où instruments acoustiques et textures électroniques dialoguent.


Bonga, légende vivante de la musique angolaise, sur la Scène 21, dans le cadre du festival Jazzablanca, le 10 juillet 2026.Bonga, légende vivante de la musique angolaise, sur la Scène 21, dans le cadre du festival Jazzablanca, le 10 juillet 2026. Crédit : Jazzablanca


Avec cette scène en accès libre, installée au cœur de l’un des plus beaux jardins de la Ville Blanche, Jazzablanca confirme sa volonté d'investir l'espace urbain tout en élargissant l'accès à sa programmation, faisant cohabiter, le temps d'une même soirée, grandes figures de la scène internationale et propositions artistiques ancrées dans les musiques du Maroc et du continent africain.

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