Algérie: Le Conseil constitutionnel repousse la présidentielle
L'Algérie ne sera pas en mesure d'organiser le scrutin présidentiel le 4 juillet prochain, comme cela était prévu, a jugé dimanche le Conseil constitutionnel, prolongeant de fait l'intérim exercé par Abdelkader Bensalah.
Il a remplacé le président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika et devait assumer l'intérim à la tête du pays pour une durée de 90 jours, jusqu'à la tenue de l'élection présidentielle initialement.
Abdelaziz Bouteflika a démissionné en avril, après avoir passé vingt ans à la tête du pays, cédant aux pressions de l'armée après des semaines de manifestations de rue en faveur du changement. Les contestataires poursuivent néanmoins leur mouvement en réclamant le départ de l'élite qui dirige le pays depuis l'indépendance en 1962.
Le Conseil constitutionnel « déclare l'impossibilité de tenir l’élection du Président de la République, le 4 juillet 2019, et la réorganisation de celle-ci de nouveau », dit un communiqué publié sur son site internet.
Il n'avait jusque là reçu que deux candidatures, toutes les deux invalidées.
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