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21.12.2019 à 13 H 40 • Mis à jour le 21.12.2019 à 15 H 21 • Temps de lecture : 2 minutes
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Algérie

Le nouveau président algérien contesté par la rue

Des dizaines de milliers d'Algériens ont manifesté vendredi pour protester contre l'accession à la présidence d'Abdelmadjid Tebboune, investi la veille, et afficher leur volonté de poursuivre leur mouvement de contestation entamé en février.


L'ex-ministre, qui est âgé de 74 ans, a remporté 58,15 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle du 12 décembre, avec un taux de participation de 40 %, selon les résultats officiels. Il a tendu la main aux partisans du mouvement de contestation, le Hirak, leur proposant un « dialogue sérieux » et promettant « d'ouvrir une nouvelle page » dans l'histoire de l'Algérie.


Certaines figures du Hirak ont répondu positivement à son appel, mais les manifestants rencontrés à Alger ou dans d'autres villes refusent de discuter avec un homme qu'ils considèrent comme une marionnette de la vieille garde au pouvoir.



« Tebboune n'est pas notre président » ou « Nous continuerons à protester », pouvait-on lire sur les banderoles déployées vendredi par les manifestants dans les rues de la capitale, sous l'étroite surveillance des forces de l'ordre. A Oran, dans l'ouest du pays, d'autres brandissaient des pancartes « Police = traîtres ».


Les manifestations se succèdent depuis février en Algérie pour réclamer le départ de l'ensemble de l'élite au pouvoir au profit d'une nouvelle génération.


Le mouvement a conduit en avril dernier à la démission du président Abdelaziz Bouteflika, alors qu'il s'apprêtait à briguer un cinquième mandat.

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