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L'agenda
12.06.2020 à 16 H 33 • Mis à jour le 12.06.2020 à 18 H 09
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Auctions Des œuvres inédites d’artistes marocains et internationaux mises aux enchères le 27 juin à Casablanca

Plusieurs inédits de Mohamed Melehi, Chaïbia, Jilali Gharbaoui ou encore Mohammed Kacimi seront mis en vente aux enchères par la CMOOA ce 27 juin à Casablanca. De plus, œuvres majeures de Jacques Majorelle seront également présentées.

Un communiqué diffusé ce 12 juin annonce la tenue prochaine d’une vente aux enchères inédites, au siège de la Compagnie Marocaine des Oeuvres et objets d’art à Casablanca. Au rendez-vous, plusieurs œuvres inédites marocains, Mohamed Melehi, Mohamed Kacimi, Jilali Gharbaoui ou encore Chaïbia Tallal dont le public découvre des réalisations jusque là se faisant rares dans le marché de l’art.


Dans son communiqué, la CMOOA dit avoir tout misé dans cette vente du mois de juin 2020. Face à la situation complexe due au Covid-19, la CMOOA, dirigée par Hicham Daoudi, affirme vouloir continuer à déployer « tous ses efforts pour assurer la visibilité et la reconnaissance des artistes modernes et contemporains ». Pour cela, la CMOOA rappelle que « l’ensemble du tissu des professionnels de l’art attend des signaux de reprises ». « Contexte oblige, nous avons tenté de nous surpasser pour présenter des œuvres d’art de très grandes qualités aux amateurs d’art nationaux et étrangers que nous avons pu découvrir dans des collections privées. A cause du Covid-19, il fallait faire encore mieux », indique-t-on.


Au sujet des précautions sanitaires de mise en ces temps de pandémie, le président de CMOOA, Hicham Daoudi, explique que tout a été prévu. Les achats et ventes se déroulant majoritairement via téléphones, la salle de l’hôtel de vente ne prévoit pas de dépasser plus que 25 personnes présentes. Les visiteurs accueillis pourront prendre place sur des sièges respectant les mesures de distanciation physique préconisées par les autorités sanitaires du pays. « La vente aux enchères CMOOA du 27 juin est décisive à nos yeux pour survivre en tant qu’entreprise à la crise mais surtout pour animer la scène artistique nationale et donner le signal d’une reprise », fait savoir Hicham Daoudi.


Parmi les lots présentés, on retrouve un tableau de Mohamed Melehi, intitulé Minneapolis et daté de 1962. Une pièce qui n’est pas de moindre importance dans la carrière du doyen des artistes Melehi vu qu’elle avait été conçue alors qu’il venait de s’installer aux Etats-unis, à Minneapolis, où il officiait en tant que professeur assistant de l’école des Beaux-Arts. Comme le précise le catalogue de l’exposition, cette oeuvre demeure « proche du Colorfield Panting et possède une dimension radicale très forte, elle rappelle les recherches menées au même moment par Barnett Newman ». A ce titre, on déplore dans un texte accompagnant l’oeuvre, que Melehi ne soit pas cité comme faisant parti de ces grands mouvements artistiques américains, survenus pour apporter une réponse à l’expressionnisme abstrait. Dans la même catalogue, on retrouve également une oeuvre produite par Mohamed Melehi en 1958.


Crédit : CMOOA
MINNEAPOLIS, 1962
134 x 94 cm



L’artiste, mondialement connue, Chaïba est également représentée avec 4 œuvres, dont notamment une évaluée à un prix de 1,6 à 1,8 millions de dirhams, est qui est Les Tisseuses de Chtouka. Cette oeuvre est assez particulière vu que l’artiste y aborde sa jeunesse à Chtouka où elle est née. Dans son tableau, elle parle de son enfance mais aussi des femmes du milieu d’où elle est issue.


Crédit : CMOOA
Paris, Janvier 1987
130 x 195 cm


Du reste, des oeuvres tant de Jilali Gharbaoui, de Mohammed Chabâa, Bachir Demnati, Hossein Talal ou encore Farid Belkahia sont également présentées. Mais au-delà des artistes marocains, la part belle est également donnée aux orientalistes. Pour cela, en plus des peintres Henri Emilien Rousseau ou Henri Jean Pontoy, Jacques Majorelles est dignement représenté durant cette vente. Trois oeuvres s’imposent dans le catalogue, la première étant un portrait, jusque là demeurant inconnu et rare, du pacha Thami El Glaoui. Celui-ci a été réalisé en 1918 à Marrakech par le peintre français, à l’occasion de sa visite du Palais « Stiniya » que le Pacha reconstruisait.« C’est avant tout pour lui l’opportunité de rencontrer un haut dignitaire de l’Empire Chérifien, au moment où le Sultan Moulay Youssef était inaccessible pour les artistes étrangers », relève le catalogue de la vente. C’est d’ailleurs grâce à la rencontre avec le Pacha que le peintre français pourra avec facilité immortaliser l’image des environs de Marrakech et de ses Kasbah.


Portrait du Pacha El Glaoui, Marrakech, 1918
133 x 113 cm


Jacques Majorelle, Le Mokhazni, Marrakech. 65,7 x 80,5 cm.





*En une, une oeuvre de Mohamed Kacimi



Consultez le catalogue sur le site de la CMOOA
DATE
27-06-2020
LIEU DE VENTE
Hôtel de vente de la CMOOA, Casablanca
NOMBRE D’ŒUVRES
93