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27.06.2025 à 16 H 49 • Mis à jour le 27.06.2025 à 16 H 49 • Temps de lecture : 3 minutes
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Festival DJ Abdel, platines natales et vibes maison

DJ Abdel, légende du son urbain à la française, était à Casablanca pour la première édition de Casablanca Music Week. L’occasion de revenir sur un parcours fidèle à la scène, au groove et à la passion

DJ et producteur discret, mais incontournable, DJ Abdel a électrisé la Casablanca Music Week avec un set aussi nostalgique que vivant. Rencontre avec un passionné qui refuse de vieillir qui incarne depuis plus de deux décennies un son hybride, entre funk, hip-hop et raï’n’b.


« Si vous ne me voyez plus, c’est que vous ne sortez plus », lance DJ Abdel avec un sourire. Le ton est donné : l’homme est là, bien là, et continue de faire danser les scènes du monde entier. Jeudi soir, c’est celle de Casablanca qui vibrait sous ses beats, pour un concert événement dans le cadre de la première Casablanca Music Week. Un retour aux sources pour ce natif du quartier Bourgogne, venu jouer « à la maison ». Et ça se sentait.


La passion avant tout

Car Abdel, de son vrai nom Abdelilah Chahdi, est né au Maroc, mais a grandi en France, où il a d’abord été DJ résident de Radio Nova, puis pilier de l’émission « Nulle part ailleurs » sur Canal+. Très vite, il impose une signature : celle d’un son qui mélange les codes hip-hop, funk, soul et musiques arabes avec une élégance instinctive. Il est l’un des premiers à populariser en France le raï’n’b, notamment grâce à ses collaborations avec Rohff, L’Algérino, Big Ali ou encore Sexion d’Assaut. Ses compilations Funk/RnB Party ou ses albums Evolution (2007) et Abdel Power (2012) ont rythmé toute une génération.


« Il n’y a pas de recette », confie-t-il, « posé » en backstage après son show. « Si j’avais la formule du tube, je ne ferais que ça. Moi, je reste un passionné. Quand je mixe, j’ai l’impression que c’est mon premier album. » Cette passion intacte, c’est peut-être ce qui explique la longévité d’un DJ parfois discret médiatiquement, mais toujours en tournée. À 53 ans, il refuse l’étiquette de « vétéran » : « On est toujours là, toujours sur la chaîne », glisse-t-il en évoquant son récent travail avec Gad Elmaleh.


Dj Abdel, branché passion, pas IA

Sur scène, DJ Abdel est accompagné de Moose MC, ambianceur à la voix rauque, qui chauffe la foule avec efficacité. Leur complicité est évidente, leur énergie communicative. « L’intelligence artificielle ne remplacera jamais ce qu’on fait, assure-t-il. Elle ne peut pas faire crier une foule. » Pas encore, du moins.


Mais derrière l’humour et l’énergie, il y a aussi un attachement profond à ses racines. « Jouer au Maroc, c’est toujours spécial. Et là, c’est dans ma ville natale. Quand on m’a proposé, j’ai dit oui tout de suite. » Pour celui qui a passé sa vie à faire danser les autres, ce concert a eu des airs de retrouvailles. Casablanca, elle, ne l’a pas oublié.

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