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23.06.2018 à 11 H 36 • Mis à jour le 23.06.2018 à 11 H 44
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Concert Festival Gnaoua 2018: une place Moulay El Hassan métissée, colorée et enflammée

La 21ème édition de ce grand rendez-vous culturel international (21-23 juin) a été lancée par une rencontre des plus envoûtantes entre la légendaire formation américaine de jazz fusion Snarky Puppy et l'incontournable Maâlem gnaoui Hamid El Kasri

La cité des Alizés entière a vibré aux rythmes de sons gnaouis revisités, émanant de la place Moulay El Hassan pour une première soirée de communion musicale forte en émotions, autant pour les artistes que pour le public, réunis à l'occasion du Festival Gnaoua et musiques du monde.


La 21ème édition de ce grand rendez-vous culturel international (21-23 juin) a été lancée par une rencontre des plus envoûtantes entre la légendaire formation américaine de jazz fusion Snarky Puppy et l'incontournable Maâlem gnaoui Hamid El Kasri, qui, ensemble, ont enchanté les festivaliers avec des mélodies fraîches et retentissantes, fruits d'une résidence artistique de quatre jours à Essaouira.



A travers des compositions exclusives, spécialement confectionnées pour cette grand-messe, Snarky Puppy, collectif habitué au partage et aux collaborations avec des artistes de tous bords, a su conquérir les mélomanes qui dansaient et chantaient sans relâche aux rythmes nouveaux, apportés aux plus connues des chansons de Maâlem Hamid El Kasri, telle La Illaha Illa Lah, Bania ou encore Assalat Ala Nabi.


Pouvoir jouer, comme ce soir, aux côtés de grands musiciens et de passer plusieurs jours à apprendre de choses nouvelles d'eux est une incroyable opportunité, a confié à la MAP Michael League, le bassiste, compositeur et fondateur de Snarky Puppy, qui détient trois Grammy Awards et se produit pour une première au Maroc et en Afrique dans le cadre du Festival.


La musique gnaoua a une portée spirituelle particulière qui submerge le corps et le fait entrer en transe, a ajouté le musicien, soulignant l'importance de travailler avec les jeûnes Maâlems et de les encourager à grandir sur les plans artistique et individuel afin de préserver cette tradition et d'assurer sa continuité.


Lors de la parade d'ouverture du festival dans les rues de Mogador. AIC PRESS


Une nouvelle génération de Maâlems de Casablanca, constituée d'Ismael Rahil, Brahim Hamam et Khalid Sansi de Casablanca, a été, ensuite, conviée sur cette scène mythique, située entre la plage et l'ancienne médina de la cité portuaire, pour donner un spectacle des plus chaleureux, criant haut et fort qu'une jeunesse tagnaouite est bien là pour assurer la relève de ce patrimoine ancestral oral.


Par la suite est venu le tour du groupe marocain de fusion rock, hip hop, funk et folklore, Hoba Hoba Spirit de monter sur scène pour présenter aux souiris et festivaliers de tous horizons leur dernier opus Kamayanbaghi, sorti en janvier 2018 et composé de 13 morceaux, reflétant ainsi la richesse et la diversité du Festival qui veille toujours à avoir des nouveautés au programme.


Asma Hamzaouia de la formation Bnat Tombouctou. AIC PRESS


A l'instar des éditions précédentes, le 21-ème Festival Gnaoua a démarré par une parade d'ouverture colorée, qui a vu, encore cette année, le traditionnel défilé des Maâlems gnaoui à partir de Bab Doukkala.


Créé en 1998, le Festival Gnaoua et musiques du monde d'Essaouira, qui attire environ 300 000 spectateurs par an, vise à préserver, valoriser et assurer la continuité du patrimoine tagnaouite, du statut de Maâlem et des musiciens qui s'adonnent à cet art ancestral oral.

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