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L'agenda
Concert
01.01 01.07.2017
Le Festival Gnaoua souffle ses 20 bougies
Les grands noms seront là, pour des concerts pleins d’énergie, ou le blues légendaire de Lucky Peterson côtoiera le jazz aérien de Bill Laurance, les rythmes endiablés de Carlinhos Brown ou la voix pleine de sagesse d’Ismaël Lô.   Les musiciens, amis du festival, véritables acteurs et témoins de cette aventure si particulière, reviennent fouler les planches d’Essaouira pour des créations revisitées, à l’image de la résidence créée par le Maâlem Abdeslam Alikane et Ray Lema, complices depuis 20 ans. Ou encore du spectacle tout en nesse pensé par Loy Ehrlich et sa troupe haute en couleurs de Band of Gnawa. Sans oublier l’énergie débridée d’Amazigh Kateb et de Gnawa Diffusion.   Mais le festival a d’abord pour marque de fabrique l’envie de toujours se renouveler, et cette année plusieurs résidences ont été spécialement conçues pour fêter les 20 ans. De véritables spectacles originaux, comme le mariage entre le soufisme indo-pakistanais et la tagnaouite proposé par Titi Robin, ou le voyage de Guinée à Sidi Ali Ben Hamdouch créé par le Maâlem Hassan Boussou et ses compagnons.   Essaouira offre à ceux qui sont à la recherche de spiritualité, d’une musique vraie, et de repères intemporels, la possibilité de se rencontrer et de s’enrichir par le dialogue. Depuis sa création, le Festival œuvre à maintenir vivante la richesse du patrimoine musical marocain. Cette année encore, la jeune scène musicale marocaine, les maâlems de tout le Maroc et les troupes traditionnelles participeront à cette grande fête.   Festival Pionnier et authentique, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde investira la cité des Alizès et l’ancienne Mogador chantera en chœur une ode à la liberté et à la tolérance.
Lieu - Essaouira
10.01.2017 à 23 H 04 • Mis à jour le 11.01.2017 à 11 H 42
Par

Parution A la quête d’Ibn Rochd en sauveur de nos maux actuels

L’écrivain et dramaturge Driss Ksikes a présenté en avant-première à l’Espace Actua son dernier opus, « Au Détroit d’Averroès ». Un roman philosophique comme antidote aux idées barbares qui minent notre société

A l’Espace Actua de la Fondation Attijariwafa bank, l’écrivain et dramaturge Driss Ksikes est venu parler en avant-première de son dernier roman, Au Détroit d’Averroès. Il a convié pour cela un autre amoureux des Lettres, Driss Jaydane, enseignant en philosophie. Un échange destiné à révéler devant les convives la passion d’Adib, –  personnage central de cette fiction métaphorique, lui aussi prof de philo à Casablanca – pour la pensée d’Ibn Rochd, « huit siècles et des poussières » après sa mort à Marrakech.


Adib enseigne dans un lycée de seconde zone de la grouillante métropole. Il vit comme le duo Ksikes-Jaydane, une sorte de double vie, intérieure avec son Maître dont il s’imbibe de la sagesse intemporelle et celle extravertie au contact des élèves et du grand public à travers les médias. « Il raconte son rapport personnel, subjectif, non livresque, depuis tout jeune avec Averroès, son nom d’exil qui le troublait ».


Fragments recomposés du journal intimiste d’un homme désemparé « qui a trop cru à la réinvention du dessein d’un ancien sage, alors même qu’il est cerné par la violence, des mots et des images ». Un nouveau bannissement des temps modernes en sorte que vit Adib, exclu de fait de la société puisqu’il tente « désespérément de faire entendre la voix de cet humaniste musulman, père de la raison, banni par les siens ».

 

 Orientalisme prophétique, idéalisme nostalgique ? Peu importe. L’histoire d’Adib est là pour nous rappeler les maux contemporains et la souffrance des humanistes esseulés dans une société en perte de repères, de fil d’espérance. Ce n’est pas par hasard, que ce livre précieux dédié par son auteur à Abdou Filali-Ansary et Thierry Fabre « en guise de loyauté », trouve toute sa place dans le cycle de conférences « Échanger pour mieux comprendre » de la Fondation Attijariwafa bank.


Au pupitre, Mohamed Kettani, PDG du groupe Attijariwafa bank


Ce n’est donc pas une surprise d’entendre Mohamed El Kettani, PDG de l’institution financière, rappeler l’importance de ce travail pour la jeunesse marocaine. « Au Détroit d’Averroès, va contribuer à sensibiliser le grand public, en particulier notre jeunesse, aux principaux ressorts de la pensée d’Ibn Rochd, comme la rationalité qui instaure un rapport harmonieux entre la raison et la religion. Ou encore, l’importance du rôle de la femme dans la société ».

 

Le désespoir d’Adib à réhabiliter Ibn Rochd dans l’esprit des jeunes est une quête de tous ceux qui aspirent à nous sauver de nos vies déchiquetées par les idées les plus extrémistes. A lire d’urgence face aux urgences.


Au Détroit d’Averroès, Driss Ksikes, Roman, Editions Le Fennec, 188p, 80 DH