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L'agenda
Festival
21.06 22.06.2019
Forum d’Essaouira des droits de l’Homme: La force de la culture pour contrer la culture de la violence
Le Forum d’Essaouira des Droits de l’Homme revient pour la 8e année consécutive. L’événement de débat, de réflexion et d’échanges se tient à Esssouira à l’occasion de la 22ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde du 21 au 23 juin 2019. Fidèle à sa tradition, le Forum accompagne les grands débats qui traversent nos sociétés actuelles et prend cette année pour thème : « La force de la culture contre la culture de la violence ». Sera donc posée la question du rôle de la culture et de l’acteur culturel pour apaiser les tensions, pour favoriser le dialogue, pour comprendre plutôt que juger ou pire, stigmatiser. Dans un monde plus violent et plus divisé que jamais, ce genre de questionnement est salutaire. La thématique, universelle, se propose de traiter la violence sous toutes ses formes et dans plusieurs contextes économiques, sociaux et culturels : extrémisme religieux, violences urbaines, agressions ethniques, xénophobie, homophobie,... Violence des actes mais également dans des paroles, y compris entre les Etats et entre quelques dirigeants dans le monde. Pour débattre de ces questions actuelles, le Forum invite comme à son habitude des intellectuels, des artistes, des écrivains, des anthropologues, des journalistes et des acteurs associatifs. Ils partageront leurs expériences dans différentes régions du monde, et nourriront la réflexion autour du rôle de la culture et de l’acteur culturel pour un monde moins violent et plus apaisé. Ils en débatteront en toute liberté, avec les festivaliers et le public du forum, ouvert à tous. Parmi les personnalités invitées cette année, citons les journalistes Laure Adler et Edwy Plenel, qui interviennent dans le cadre d’une nouvelle section introductive des deux panels du Forum baptisées « Carte blanche ». A leurs côtés, des intervenants de renom comme Abdallah Ag Alhousseyni, leader du groupe Tinariwen, Mahi Binebine, artiste plasticien et acteur associatif, Nada Kaci, cinéaste algérienne, Mouna N’Diyae, comédienne et réalisatrice documentaire, Gilles Manceron, historien, Abdelkrim Jouaiti, écrivain, Abdelouahab Rafiqi, alias Abou Hafs, acteur associatif et figure de l’islamisme modéré au Maroc, Seif Kousmate, photographe, Abdallah Zraih, membre du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et Soumaya Hanifa, professeur et médiatrice auprès de jeunes en situation difficile à Kénitra. « La longévité du Forum, la présence de ces intervenants et du public, chaque année plus nombreux, sont autant de signes qui donnent raison aux fondateurs de cet espace de débat libre dans leur désir de produire du sens, de donner à réfléchir et d’accompagner le mouvement créé par le Festival Gnaoua et Musiques du monde d’Essaouira », conclut Neila Tazi productrice du Festival Gnaoua et Musiques du Monde. Le Forum est organisé par A3 Communication en partenariat avec le Conseil National des Droits de l’Homme, TV5 Monde, et l’Université Mohammed V de Rabat, et avec le soutien du Desk.
Lieu - Essaouira
Expo
20.06 22.06.2019
Expo photo: Quand Randy rencontra les Gnaoua
L’histoire d’un grand homme du jazz avec de mythiques musiciens ensorcelants aux qraqeb et guembri sera exposée à travers les yeux passionnés de deux compagnons de route. C’est l’amitié musicale de feu Randy Weston avec les Gnaoua qui prend vie dans une trentaine de photographies faites par Jaap Harlaar qui a accompagné Randy Weston pendant plusieurs années, et quelques unes prises par son manager, Frédéric.   Pour la première fois, les deux amis de Randy et son épouse, Fatoumata Mbengue partageront avec Essaouira et ses festivaliers ce qui a été au départ un album cadeau pour les 90 ans du grand jazzman. Cette fabuleuse exposition, unique en son genre, fait voyager dans la palpitante vie musicale de Randy avec les Gnaoua. En tournée, en workshop, en répétition. Des photographies pleines de vie qui témoignent de l’amour inconditionnel qu’il portait à la musique et surtout à ses amis musiciens.
Lieu - Dar Souiri -Essaouira
Grand écran
21.06 23.06.2019
Docu: Randy Weston, de Brooklyn à Tanger
En 1967, durant une tournée Afrique organisée par le Département d’Etat américain, Randy Weston découvre le Maroc. C’est le coup de foudre ! Il décide alors de s’installer à Tanger jusqu’en 1972. Ne parlant ni le français ni l’espagnol ni l’arabe, c’est le langage universel de la musique qui fait sa force. Treize ans plus tard, une production franco-espagnole réalise un documentaire tout à fait unique et jamais produit en DVD.   « Randy in Tangier » filme et suit Randy Weston lors de son retour au Maroc. 85 minutes de pur bonheur, où l’on voit ce jazzman amoureux de la musique, embrasser la magie des musiques Jilala et Gnaoua. Tout au long de ce documentaire, Randy parle de sa vie musicale comme on raconterait une histoire. L’histoire de la genèse de son amour et sa curiosité envers la musique africaine, qu’il décrit comme essentielle quant à la compréhension même de la musique. « Randy in Tangier », met en lumière les précieuses amitiés musicales marocaines du grand jazzman entre autres celle avec Maâlem Abdellah El Gourd. Des retrouvailles inespérées qui donnent lieu à des performances magiques. Après une projection en décembre 2017 à « The New School » à New York, rendez-vous à Essaouira pour un dernier hommage à l’un des jazzmen les plus emblématiques !
Lieu - Institut Français d'Essaouira à 15h, 11h, 12h30
Concert
22.06 22.06.2019
"Lila": Randy et les Gnaoua, une précieuse amitié
Mâalem Abdelouahed Stitou, Mâalem Abdellah El Gourd, Mâalem Abdelkader Haddada et Mâalem Abdelmajid Domnati se retrouveront pour honorer plus qu’un grand musicien, pour honorer leur ami, leur frère. Car Randy Weston a créé avec les maâlems de Tanger une relation qui dépassait les notes et le rythmes. Ce sont les âmes qui fusionnaient… Une soirée d’exception où la magie de la musique opèrera une fois encore, pour élever nos cœurs et nos esprits là où nous sommes enfin tous frères.
Lieu - Dar Souiri -Essaouira à 23h30
Expo
23.02 18.06.2019
Opus 2 de l'African Art Fair de Marrakech
1-54 revient à La Mamounia du 23 au 24 février 2019, avec des aperçus VIP les 21 et 22 février 2019. Pour sa deuxième édition à Marrakech, 1-54 présentera 18 galeries internationales et le travail de plus de 65 artistes établis et émergents. Une fois de plus, le salon s’accompagnera d’un programme élargi d’événements en partenariat avec des institutions locales de la ville, notamment le Musée d’art africain contemporain Al Maaden (MACAAL), le musée Yves Saint Laurent de Marrakech, la Fondation Montresso * Art, le Comptoir des Mines, Institut Français de Marrakech et Fondation Farid Belkahia, entre autres. Parallèlement à la foire, le 1-54 FORUM retourne également à La Mamounia avec des conférences et des projections quotidiennes organisées par l'historienne de l'art et conservatrice Karima Boudou.
Lieu - La Mamounia, Marrakech
30.11.2018 à 16 H 00 • Mis à jour le 30.11.2018 à 16 H 00
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Grand écran Le Festival du film de Marrakech revient plus créatif que jamais

Une des nouveautés de ce 17ème opus du FIFM et qui sera sans aucun doute très appréciée du public, est la section des « Ateliers de l’Atlas », véritable creuset de projets aux identités multiples qui font que ce festival peut désormais se mesurer aux grands rendez-vous du genre par sa vocation à faire découvrir les meilleurs premiers et seconds films de la planète cinéma

Après une année blanche, le Festival international du film de Marrakech (FIFM), s’ouvre vendredi sous le signe des étoiles, avec la présence annoncée de grands noms comme l’habitué Martin Scorsese, et des stars qu’on ne présente plus comme Robert De Niro, Agnès Varda, Robin Wright ou Guillermo Del Toro.


Très cosmopolite, le jury du festival sera présidé par le réalisateur américain James Gray. A ses côtés : l’actrice indienne Ileana d’Cruz, la cinéaste marocaine Tala Hadid, la libanaise Joana Hadjithomas, l’actrice américaine Dakota Johnson, la réalisatrice britannique Lynne Ramsay ainsi que l’acteur allemand Daniel Brühl, le réalisateur français Laurent Cantet et le mexicain Michel Franco.


Ils devront départager les 14 films en compétition officielle, avec 13 pays en lice (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Serbie, Argentine, Mexique, USA, Chine, Japon, Égypte, Maroc, Tunisie, Soudan) pour l’Etoile d’Or du festival.


Pour la précédente édition en 2016, c’est le réalisateur chinois Zang Qiwu qui avait reçu le Grand prix du festival pour son film The donor.


Au total, environ 80 films de 29 pays seront projetés pendant le festival prévu jusqu’au 8 décembre.



Les traditionnelles séances à ciel ouvert sur la très touristique place Jemaa El Fna permettront au grand public de voir des films populaires d’Inde, du Maroc ou des Etats-Unis. Pendant l’édition 2016, la place avait accueilli un total de 80.000 spectateurs.


Le festival a prévu plusieurs soirées d’hommage pour célébrer les carrières de l’acteur américain Robert de Niro, de la britannique Robin Wright, de la réalisatrice française Agnès Varda et du marocain Jillali Ferhati.


Des avant-premières des nouveaux films de Valeria Golino (Italie), Alfonso Cuarón (Mexique), Peter Farrelly (États-Unis), Abu Bakr Shawklky (Égypte) et Nadine Labaki (Liban) figurent également au programme.


Une manifestation complètement repensée

Si l’édition 2017 du festival avait été annulée après le départ de sa directrice, Mélita Toscan du Plantier, après quatorze ans d’exercice (la productrice a conservé un poste de conseillère dans le comité d’organisation), c’est une manifestation complètement repensée qui reprend ses quartiers sous les lustres du Palais des Congrès de la ville ocre.


A ses débuts, ce qui deviendra au fil des ans une des vitrines culturelles du Maroc de Mohammed VI, avait été catalogué comme une énième expérience en terre africaine et arabe face aux marques établies que sont le Fespaco de Ouagadougou ou encore les Journées de Carthage. Mais très vite, le FIFM a pu, contre vents et marées, se hisser sur la première marche du podium régional, rivalisant avec les poids lourds européens grâce à la venue remarquée de stars hollywoodiennes charmées par le Maroc et surtout Marrakech. Cependant le tout-glamour et les paillettes n’auront pas suffi à le caractériser davantage, ce qui a poussé les organisateurs à prendre avec une certaine dose de courage la décision d’une pause d’un an que les mauvaises langues avaient perçu comme un signe de mort annoncée.


Une prémonition de Cassandre qui sera démentie, car contrairement au festival de Dubaï et ses moyens autrement plus colossaux, le rendez-vous cinématographique majeur du Maroc reprend vie cette année avec ingéniosité. « Si Scorsese est venu cinq fois ou que Laurence Fishburne et Robert de Niro et d’autres célébrités y sont aussi présents pour cet 17ème opus, ce n’est pas pour rien », explique cette source autorisée. Pour elle, « c’est la somme de ces talents qui a assuré au FIFM sa renommée mondiale, mais ce n’est pas tout ».


A la découverte de nouveaux talents cachés

En effet, une des nouveautés qui sera sans aucun doute très appréciée du public, est la section des « Ateliers de l’Atlas », véritable creuset de projets aux identités multiples qui font que ce festival peut désormais se mesurer à Cannes par sa vocation à faire découvrir les meilleurs premiers et seconds films de la planète cinéma. « Un travail phénoménal a été abattu en un an par la direction artistique pour dénicher des films qui méritent d’être sélectionnés et révélés », assure un professionnel. Ainsi, 14 créations d’une extrême qualité seront présentées lors de cette édition d’horizons divers. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que Netflix qui a imposé sa griffe sur le cinéma mondial est partenaire du FIFM, comprenant que le FIFM est idoine pour la recherche de nouvelles terres de production, à partir du Maroc et vers le monde arabe et l’Afrique subsaharienne.




En effet, au niveau de la zone du Moyen-Orient et de l’Afrique, c’est en toute logique que cette identité géographique du FIFM a été mise à l’honneur, forgée par la légitimité acquise par le Maroc, terre de productions et de tournages et dont le cinéma local, malgré ses vicissitudes, a donné ces vingt dernières années des talents aujourd’hui reconnus au-delà des frontières du royaume, à l’instar de Nabil Ayouche, Narjis Nejjar ou encore Laïla Marrakchi…


C’est d’ailleurs dans le cadre d’une autre nouvelle section « Panorama marocain » que les productions locales seront présentées à travers la présence de plusieurs acteurs et réalisateurs de talent tels que Faouzi Bensaïdi, acteur et réalisateur de Volubilis, Narjiss Nejjar pour Apatride, Meryem Ben M’Barek pour le très remarqué Sofia, la réalisatrice de Marock et de Rock the Casbah Laïla Marrakchi, le réalisateur au style singulier, Hicham Lasri, les acteurs Younès Bouab, Saïd Bey et Ayoub Layoussifi qui viendront présenter Une urgence ordinaire, ainsi que Mohcine Malzi, qui a reçu le prix d’interprétation masculine au dernier Festival national du film de Tanger.